Vœux de Collomb aux forces de l’ordre : « Nous n’avons pas le droit de décevoir »
Lors de ses vœux devant les forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur a dévoilé l’un des principaux enseignements du questionnaire qui leur a été adressé. Ils demandent moins de tâches administratives afin de se recentrer sur les priorités de leur métier.

Vœux de Collomb aux forces de l’ordre : « Nous n’avons pas le droit de décevoir »

Lors de ses vœux devant les forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur a dévoilé l’un des principaux enseignements du questionnaire qui leur a été adressé. Ils demandent moins de tâches administratives afin de se recentrer sur les priorités de leur métier.
Public Sénat

Par Public Sénat avec l'AFP

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Interrogé, par publicsenat.fr à la fin du mois de décembre, Stanislas Gaudon membre du syndicat de police Alliance faisait le ratio suivant. « Actuellement, c’est une heure d’enquête pour sept heures de procédure ». C’est donc sans surprise ce qui ressort des 250 000 questionnaires envoyés aux policiers et gendarmes à la fin de l’année 2017

Selon ces résultats, 74% des forces de l'ordre « souhaitent la suppression d’un certain nombre de taches indues », 73% estiment que « l'allégement des contraintes administratives est devenu une vraie urgence » et enfin les deux tiers réclament « une réforme ambitieuse de la procédure pénale aujourd'hui jugée trop complexe », a indiqué Gérard Collomb lors de ses vœux à la Police nationale organisés à Rouen, dans les locaux de la direction départementale de la sécurité publique.

Au total, « 70.000 policiers et gendarmes ont répondu au questionnaire que nous avons envoyé. C'est tout simplement du jamais vu. Il s'agit d'un grand succès aussi, par la clarté de ses résultats », s’est félicité le ministre.

La consultation portait sur six thèmes: la présence sur la voie publique, l'efficacité de l'action face aux infractions du quotidien, la confiance mutuelle entre population et forces de sécurité, la mobilisation des partenaires locaux, l'accès du public au service de la sécurité et l'adaptation à l'environnement local.

« J'ai conscience qu'après cette consultation, nous n'avons pas le droit de décevoir », a affirmé  Gérard Collomb qui a rappelé son engagement de mener à bien ses chantiers, notamment la réforme de la procédure pénale, avec la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Il a également annoncé une hausse du budget de la police nationale et la création de 1400 postes de policiers en 2018.

L'expérimentation de la police de sécurité du quotidien doit débuter début février (voir notre article). Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le projet est né dans le contexte brûlant de « l'affaire Théo », le viol présumé au moyen d'une matraque d'un jeune homme lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), et du mouvement de mécontentement des policiers après une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016. 

Plus d’un an plus tard, alors que deux fonctionnaires de police ont été roués de coups par plusieurs individus à Champigny-sur-Marne lors de la Saint Sylvestre, le ministre de l’Intérieur a une nouvelle fois exprimé son soutien : « Des femmes et des hommes souvent confrontés au pire, à la face la plus noire de la société, mais qui jamais ne sont découragés. Des femmes et des hommes engagés avec la volonté si belle, si forte, de servir et de protéger. C’est cela la Police nationale ». Les syndicats de policiers ont été reçus place Bauveau cet après-midi pour aborder notamment cette question des violences à l’égard des forces de l’ordre. À l’issue de l’entretien, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan a déclaré que « le ministre de l’Intérieur et la garde des Sceaux ne fermaient pas la porte à des évolutions législatives » afin de garantir la célérité de la réponse et l’effectivité de la peine ».

 

Violence contre les policiers: "les ministères de l'intérieur et justice réfléchissent à des évolutions législatives" annoncent Eric Morvan:
01:40

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
6min

Politique

François Ruffin tenté par la primaire du PS, mais rabroué par Raphaël Glucksmann : que disent les règles de participation à ce scrutin ?

François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.

Le

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le

Rentrée scolaire Collège Parc Imperial à Nice
7min

Politique

Résultat du classement PISA : « Les ministres passent et le système demeure », martèle Max Brisson

La France atteint son plus bas niveau jamais enregistré dans les trois domaines évalués par PISA. Publiés ce mardi 8 septembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les résultats de l’enquête interviennent quelques jours après la rentrée scolaire et à quelques mois de l’élection présidentielle. Ils relancent le débat sur l’état de l’école française et, inévitablement, sur le bilan des années Macron.

Le

France VE Day
5min

Politique

« Décision absurde, inique et inacceptable » : le maire de Paris annonce le lancement de deux enquêtes après l’éviction polémique du personnel féminin de la Tour Eiffel

Emmanuel Grégoire a annoncé lors d'un point presse la mise en œuvre de deux enquêtes après l'éviction des salariées de la tour Eiffel lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou. Cette mise à l'écart a provoqué un mouvement de colère des salariés et la fermeture du monument lundi.

Le