Voies sur berges: Lecornu et Griveaux critiquent la méthode d’Anne Hidalgo
Le secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu a regretté vendredi la méthode "un peu brutale" de la maire de...

Voies sur berges: Lecornu et Griveaux critiquent la méthode d’Anne Hidalgo

Le secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu a regretté vendredi la méthode "un peu brutale" de la maire de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu a regretté vendredi la méthode "un peu brutale" de la maire de Paris Anne Hidalgo dans le dossier de la piétonnisation des voies sur berges.

Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi la piétonnisation des voies sur berges dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire socialiste pour lutter contre la pollution de l'air. Anne Hidalgo a annoncé jeudi que la Ville allait faire appel de cette décision.

Sébastien Lecornu, interrogé sur Europe 1 pour savoir s'il soutenait officiellement Anne Hidalgo dans sa démarche, a répondu: "je n'ai pas à la soutenir ou ne pas la soutenir". "Sur le fond c'est une décision qui lui appartient et que je n'ai pas à juger", a poursuivi le secrétaire d'Etat.

"J'avais déjà eu l'occasion de dire publiquement que sur la méthode, Anne Hidalgo parfois était un peu brutale et autoritaire", a-t-il regretté. "Lorsqu'on touche à ces questions, il faut savoir parfois faire preuve d'écoute, de concertation et de pédagogie", a-t-il poursuivi.

Bruno Julliard, premier adjoint à la maire, avait assuré jeudi que la Ville avait le soutien de Nicolas Hulot dans ce dossier. "Vous demanderez à Nicolas Hulot", a répliqué M. Lecornu. "M. Julliard n'est pas le porte-parole du ministère ni de Nicolas Hulot", a-t-il ajouté.

Invité de RMC, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a affirmé pour sa part: "L'objectif est le bon (...) quand on a des pics de pollution aux particules fines, moi j'ai des enfants en bas âge, je vois bien qu'ils toussent, qu'ils ne sont pas bien", a-t-il dit. "Donc l'objectif, il est le bon, la question c'est la méthode".

"Et la méthode, elle n'est sans doute pas la bonne, sur plusieurs points: un, il faut concerter et sans doute plus en profondeur que ce qui a été fait, et surtout il faut parler aux territoires autour. Parce que quand le maire de Paris prend une décision à Paris, ça impacte le Val-de-Marne, ça impacte les Hauts-de-Seine, ça impacte la Seine-Saint-Denis. Et donc il faut parler: Paris qui ne considère que Paris dans les frontières du périphérique, ce n'est pas (...) une vision du territoire très moderne", a-t-il poursuivi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris 2026
4min

Politique

Municipales à Paris : « Sarah Knafo présente un programme bidon », tacle Pierre-Yves Bournazel

Le candidat, placé troisième dans les sondages (14%), s’attaque à la députée européenne d’extrême-droite, auteure de plusieurs gaffes médiatiques. Conseiller à la mairie de Paris depuis 2008, Pierre-Yves Bournazel cherche à se démarquer de ses adversaires politiques tels que Sarah Knafo en se présentant comme « le meilleur choix du changement ». Dans sa campagne, il incarne le « ni Dati ni Grégoire », même si la tentation d’une fusion des listes avec l’actuelle ministre de la Culture existe.

Le

Paris : Debate on no-confidence motions against the 2026 finance bill at National Assembly
5min

Politique

Prix du Trombinoscope : Sébastien Lecornu, Amélie De Montchalin, Olivier Faure parmi les lauréats

Le jury du Prix du Trombinoscope, dont Public Sénat est partenaire, a dévoilé son palmarès annuel. Plusieurs figures de premier plan ont été distinguées, parmi lesquelles Sébastien Lecornu, Amélie de Montchalin, le duo des sénateurs de la commissions d’enquêtes sur les aides publiques aux entreprises ou Olivier Faure. Des récompenses qui mettent en lumière une année politique marquée par la tension budgétaire, la recherche de compromis et le retour au premier plan du Parlement.

Le

Voies sur berges: Lecornu et Griveaux critiquent la méthode d’Anne Hidalgo
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le