Voies sur berges: LR demande à Hidalgo des mesures « correctrices » après un rapport
Les Républicains du Conseil de Paris ont dénoncé mardi les "graves conséquences" de la piétonnisation des voies sur berges voulue...

Voies sur berges: LR demande à Hidalgo des mesures « correctrices » après un rapport

Les Républicains du Conseil de Paris ont dénoncé mardi les "graves conséquences" de la piétonnisation des voies sur berges voulue...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les Républicains du Conseil de Paris ont dénoncé mardi les "graves conséquences" de la piétonnisation des voies sur berges voulue par la maire PS Anne Hidalgo, à qui ils demandent des "mesures correctrices", après un "rapport accablant" de la Région Ile-de-France.

La maire de Paris "doit d’urgence prendre les mesures correctrices qui s’imposent pour réduire l’exposition des Parisiens au bruit et à la pollution", après la piétonnisation l'an dernier au centre de Paris de la berge rive droite.

Le comité de suivi associant élus, préfecture de police, Région, BruitParif et AirParif "doit par ailleurs être réuni au plus vite", ajoute un communiqué.

Le groupe LR note ainsi le "rapport accablant" publié lundi par l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme, partenaire de la Région Ile-de-France présidée par Valérie Pécresse (LR), qui avait lancé l'an dernier son propre comité de suivi.

Ce "rapport définitif" de 109 pages "pointe les graves conséquences de cette décision autoritaire (de fermeture) à l'exact opposé des objectifs annoncés par la maire de Paris", indique LR.

Le groupe cite ainsi des reports de circulation dans "l’ensemble de la capitale, et pas seulement l’hypercentre, avec des temps de parcours augmentés jusqu’à 65%, une pollution qui n’a fait que se déplacer au plus près des habitations, notamment quai Henri IV où elle a augmenté de 15% et un niveau de bruit qui a plus que doublé la nuit sur les quais hauts (+2 à +4 dB)".

"Aucun phénomène d’évaporation du trafic n’a pu être observé ou établi plus d’un an après la fermeture de la voie", indique également le rapport, ajoutant que la pollution "s’est, pour l'essentiel, simplement déplacée".

Le Medef Grand Paris a également constaté "avec regret l’impact néfaste" de la mesure enregistré par ce rapport "accablant".

Ce rapport "dévoile des données qui en fait sont déjà publiques tout en les commentant de façon caricaturale", a réagi la Ville de Paris, jugeant "dommageable" que la Région "se mobilise encore et toujours contre la piétonnisation de 3,3 km de la Voie Georges Pompidou via un comité parallèle au véritable comité de suivi présidé par le Préfet de Police".

"Nous avons pu constater tout l’été que le parc Rives de Seine est un succès", a affirmé la Ville de Paris, soulignant qu'"il a été un élément important du dossier de candidature de Paris aux Jeux olympiques".

Voulue pour lutter contre la pollution de l'air et redonner aux piétons et vélos, l'usage de ces berges, la fermeture de la voie Georges-Pompidou interdit depuis l'automne 2016 aux voitures 3,3 km du quai bas le long de la Seine, de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe).

Très contestée notamment en banlieue par les élus de droite, elle donne depuis lieu à une bataille de chiffres entre les différents comités qui l'étudient. La préfecture de police de Paris a entériné la mesure le 28 juin, en recommandant des mesures contre le bruit.

Partager cet article

Dans la même thématique

Voies sur berges: LR demande à Hidalgo des mesures « correctrices » après un rapport
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le

Voies sur berges: LR demande à Hidalgo des mesures « correctrices » après un rapport
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le