Voile dans les sorties scolaires : Jean-Michel Blanquer défend sa « position d’équilibre »
Interrogé après les questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a défendu sa constance sur ce sujet, alors qu’il ferme la porte à une loi empêchant le port de signes religieux par les accompagnants scolaires.

Voile dans les sorties scolaires : Jean-Michel Blanquer défend sa « position d’équilibre »

Interrogé après les questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Éducation nationale a défendu sa constance sur ce sujet, alors qu’il ferme la porte à une loi empêchant le port de signes religieux par les accompagnants scolaires.
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Revirement ou contradiction ? Ni l’un, ni l’autre pour Jean-Michel Blanquer. La question se posait après les questions d’actualité au gouvernement organisées au Sénat, où le ministre a fait savoir qu’il « ne souhaitait pas de loi » pour empêcher les mères voilées de pouvoir accompagner des élèves lors de sorties scolaires. Dimanche, sur LCI, en réaction à la prise à partie d’une maman voilée au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, il avait pourtant indiqué que le voile n’était « pas souhaitable dans notre société ».

À notre mission, à l’issue de la séance au Sénat, le ministre a vanté sa constance sur le sujet. « Ma position est toujours la même, regarder les débats parlementaires d’il y a plusieurs mois, j’ai toujours dit la même chose […] Ma position, depuis le début, est une position d’équilibre. »

Il a développé son propos ainsi : « Nous n’avons pas besoin d’une loi sur le sujet, pour autant nous devons éviter toute pression sur nos élèves, la laïcité c’est la neutralité politique et religieuse pour nos élèves dans le contexte scolaire, donc les sorties scolaires on doit éviter cette pression religieuse. C’est pourquoi j’ai utilisé cette expression le voile n’était pas souhaitable. »

Dans ces conditions, le ministre n’est pas favorable à la proposition de loi, soutenue par les sénateurs LR, visant à assurer la neutralité religieuse des accompagnateurs. Se rangeant à l’argumentation du Premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale a pointé du doigt les forces en France qui « cherchent toujours à mettre l’accent sur des points qui divisent ».

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