Voitures brûlées la nuit du réveillon: le gouvernement critiqué
Attaqué par le Front national et Les Républicains pour sa façon de comptabiliser les véhicules incendiés durant la nuit de la...

Voitures brûlées la nuit du réveillon: le gouvernement critiqué

Attaqué par le Front national et Les Républicains pour sa façon de comptabiliser les véhicules incendiés durant la nuit de la...
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Attaqué par le Front national et Les Républicains pour sa façon de comptabiliser les véhicules incendiés durant la nuit de la Saint-Sylvestre, le ministère de l'Intérieur a précisé lundi son bilan, en hausse de plus de 17% par rapport au réveillon 2015.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre Henry Brandet, "945 véhicules ont fait l'objet de dégradations par incendie durant la nuit de la Saint-Sylvestre, certains étant totalement détruits, d'autres étant plus légèrement atteints". Le nombre de voiture incendiées (804 en 2015) a ainsi augmenté de plus de 17% par rapport à l'an passé.

Dimanche soir, sur ce sujet hautement polémique, le ministère avait choisi de communiquer sur un autre indicateur, celui des véhicules "mis à feu", qui ne tient pas compte de la propagation des flammes à d'autres voitures. "Cette année encore, le bilan des véhicules brûlés démontre qu'aussi intolérable soit-il, le phénomène est contenu", "avec 650 mises à feu directes, là où elles étaient 602 l'an passé", avait-il annoncé dans un communiqué.

"Il n'y a aucune volonté de dissimuler quoi que ce soit", a assuré lundi le porte-parole du ministère, pour qui "le chiffre des mises à feu directes est un indicateur très pertinent, car il correspond aux faits délictuels".

"Quelle que soit la hausse, quelles que soient les dégradations (...) cela fait toujours beaucoup trop de victimes", a insisté M. Brandet. "Ces faits ne sont pas tolérables, et leurs auteurs doivent être recherchés et répondre de leurs actes devant la justice."

- "Flou" -

Dès lundi matin, avant la mise au point du ministère, le Front national avait critiqué la communication de la place Beauvau, ciblant "un bilan sécuritaire extrêmement flou".

"Le nouveau ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux (...) n'a pas communiqué le nombre total de véhicules brûlés et estime que le nombre de mises à feu directes de véhicules est +contenu+ alors qu'il connaît une hausse sensible de 8% en un an", a estimé le parti d'extrême droite.

Le FN a exigé "la transparence totale sur le bilan sécuritaire de la nuit du réveillon et un plan d'action précis".

Le parti Les Républicains n'a pas été en reste, fustigeant aussi le premier mode de comptabilité du gouvernement. Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, a "dénoncé l'imprécision manifeste des données communiquées par le ministère de l'Intérieur et demandé la publication immédiate des données de délinquance relatives aux faits de violence urbaine commis lors de la nuit de la Saint-Sylvestre".

La controverse était telle chaque année que la droite avait mis fin en 2009, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à la publication du nombre de véhicules incendiés. Mais la gauche les a remis au goût du jour en 2013.

Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Manuel Valls, justifiait la communication par une "totale transparence sur le niveau de délinquance et de la criminalité".

Selon les chiffres de l'Intérieur, 1.025 véhicules avaient été incendiés en 2011 la nuit de la Saint-Sylvestre, 1.193 en 2012, 1.067 en 2013, 940 en 2014 et 804 en 2015. "Les tendances s'apprécient sur plusieurs années et ce qui est significatif, c'est une baisse sensible sur cinq ans", a fait valoir M. Brandet.

Le réveillon s'est déroulé cette année "sans incident majeur", s'était réjoui dimanche soir le ministre de l'Intérieur, relevant toutefois "quelques tensions ou troubles à l'ordre public" justifiant l'interpellation de 454 personnes, dont 301 ont été placées en garde à vue.

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