Bormes les Mimosas: Emmanuel Macron at the a ceremony of 81st anniversary of the liberation
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Vote de confiance : Emmanuel Macron apporte son « soutien total » à la « démarche » du Premier ministre

Un conseil des ministres se tenait ce matin à l’Elysée, deux jours après l’annonce d’un vote de confiance par François Bayrou. Le Président de la République appelle à la responsabilité des parlementaires tout en apportant son « soutien total » au Premier ministre.
Clémentine Louise

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La « combativité » s’impose comme le maître-mot du compte rendu de Sophie Primas au terme d’un Conseil des ministres organisé en urgence. Après 1 h 45 de réunion à l’Élysée, la porte-parole du gouvernement donne le ton. « Pour l’instant nous ne voulons plus aller sur les mesures […] nous pouvons focaliser notre communication sur le 8 septembre et sur l’enjeu que ça représente pour la France ». Chaque chose en son temps donc, et surtout faire subsister un maigre espoir : que la situation ne s’achève pas nécessairement par la démission de François Bayrou. Malgré l’inflexibilité de Sophie Primas, « il n’a pas été question de l’après 8 septembre », difficile d’imaginer que les ministres n’aient pas évoqué un seul instant un possible changement de gouvernement.

 

Pas de « chaos » mais un appel à la « responsabilité »

 

Interrogée sur la crise politique actuelle, la porte-parole du gouvernement rappelle « l’obligation » d’ « aller chercher des majorités à chaque grand texte notamment sur les textes budgétaires », depuis l’été 2024. Elle insiste par ailleurs sur la possibilité d’amender et de modifier les mesures proposées par le gouvernement.

Quant aux propos tenus par le Président, Sophie Primas assure d’abord qu’Emmanuel Macron apporte son « soutien total » à la « démarche » du Premier ministre et qu’il « n’a pas repris le mot du chaos, il souhaite en revanche reprendre le terme de responsabilité en disant à l’ensemble des partis politiques qu’être d’accord avec un constat c’est une responsabilité ».

 

Blocage imminent ?

 

Quant à l’inquiétude grandissante des chefs d’entreprise, Sophie Primas souligne la nécessité que « la France puisse continuer à fonctionner début 2026. » La porte-parole a martelé un « ni ni », « ni déni de réalité, ni catastrophisme » face à la situation financière du pays, endetté à 113 % de son PIB. Mais le spectre d’un nouvel épisode d’immobilisme politique en début d’année prochaine commence à faire gronder, notamment au MEDEF, réunit dès d’aujourd’hui pour ses habituelles universités d’été. Sophie Primas devrait s’y rendre demain matin, suivie par François Bayrou dans l’après-midi. Une bonne immersion pour prendre la température, à mesure que les esprits s’échauffent, depuis maintenant 48h.

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