Vote de confiance: les députés communistes voteront contre
Les députés communistes ne voteront pas la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, a annoncé mardi l'un des élus du groupe...

Vote de confiance: les députés communistes voteront contre

Les députés communistes ne voteront pas la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, a annoncé mardi l'un des élus du groupe...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les députés communistes ne voteront pas la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, a annoncé mardi l'un des élus du groupe parlementaire, à quelques heures du discours de politique générale du Premier ministre à l'Assemblée.

"Soyez convaincus que le groupe des députés communistes va voter contre la confiance du gouvernement", a assuré le député de Seine-Maritime Sébastien Jumel, à l'Assemblée nationale.

Pour justifier cette décision, l'élu du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) a invoqué entre autres les récentes déclarations polémiques d'Emmanuel Macron: "un président de la République qui nous dit +la vie c'est comme un hall de gare et il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien+, confond être et avoir", a-t-il dénoncé.

"Il est dans l'humiliation de classe, un peu celle qui avait eu lieu avec les sans-dents ou les illettrés de chez Gad. Et ça, ça nous remue le ventre, et ça remue les tripes de nos territoires respectifs", a-t-il encore ajouté.

Autre grief des députés communistes, tant sur la forme que sur le fond, le projet de loi de réforme du code du Travail par ordonnances : "Lorsque l'on profite de l'été pour passer par ordonnance un texte de cette nature, alors qu'il y a deux mois encore le Premier ministre Edouard Philippe -que je connais bien parce qu'il vient de ma région- indiquait qu'il n'était pas un adepte des ordonnances, (...) et que le débat parlementaire devait se dérouler, il y a des contradictions qu'il faudra assumer", a encore prévenu M. Jumel.

"C'est même pas un chèque en blanc qu'on nous demande, on nous demande la carte de crédit avec le code, et ça, ça ne passera pas", a fustigé le député des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville, dénonçant un texte "qui va étendre le champ dans lequel on va pouvoir s'arranger et dans lequel les employeurs vont pouvoir dicter leurs conditions aux salariés".

Le groupe GDR est constitué de 12 députés communistes et de leurs quatre alliés ultramarins non PCF, que les députés métropolitains devaient encore rencontrer lors d'une réunion de groupe mardi midi.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES :  Electoral posters for municipal elections.
12min

Politique

Municipales : les sondages sont-ils fiables ?

Faut-il se méfier des sondages pour les municipales ? Durant la campagne, la question s’est posée après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Vote de confiance: les députés communistes voteront contre
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le