Vote de la confiance au Sénat: bonne ou mauvaise idée ?
Quatre sénateurs sur le plateau de Politique 360 se sont exprimés sur l’hypothèse d’un vote de la confiance au gouvernement par la Haute assemblée, après le discours de politique générale du 4 juillet.

Vote de la confiance au Sénat: bonne ou mauvaise idée ?

Quatre sénateurs sur le plateau de Politique 360 se sont exprimés sur l’hypothèse d’un vote de la confiance au gouvernement par la Haute assemblée, après le discours de politique générale du 4 juillet.
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Le 4 juillet Édouard Philippe livrera son discours de politique générale aux députés, et engagera sa responsabilité. La lecture du discours aura également lieu au Sénat. Comme le prévoit la Constitution, à l’article 49 (alinéa 4), le gouvernement a la possibilité de demander l’approbation du Sénat sur sa déclaration de politique générale, mais ne sera pas tenu de démissionner en cas de vote négatif.

« Une négation du rôle du Sénat »

Des sénateurs de différents groupes ont pesé les pour et les contre dans l’émission Politique 360. Jean-Yves Leconte (socialiste) n’y est pas favorable, car ce serait, selon lui, « une négation du rôle du Sénat » :

« Je ne pense pas que ce soit le rôle du Sénat, ce serait tromper les gens que de poser cette question. Le Sénat n’a pas la possibilité de censurer le gouvernement. Et si on veut que les textes soient analysés de manière objective et sans a priori, il ne faut pas tout de suite que l’on place le Sénat dans la majorité ou dans l’opposition. »

Une position partagée par son collègue du groupe RDSE, Philippe Esnol, le sénateur des Yvelines qui ajoute, les yeux rivés sur le mois de septembre :

« Il ne faut pas perdre de vue que le Sénat va être considérablement modifié dans quelques mois. »

« Le débat peut éclairer la position de chacun »

Pour Bariza Khiari, sénatrice PS de Paris qui a rejoint Emmanuel Macron en 2016, au contraire, « ce serait bien ». « On aurait au moins la température. Pour le gouvernement, ce serait un bon aiguillon », explique-t-elle.

Même s’il « comprend le risque pour le gouvernement », Roger Karoutchi (LR) acquiesce, et va même plus loin :

« S’il y a un vote, il y a un débat, et débat un peu plus serré quand on vote derrière. Le débat peut éclairer la position de chacun et les demandes de chacun. Moi par exemple, j’ai des demandes sur la révision constitutionnelle, j’aimerais bien qu’on en parle. »

Une tribune d’autant bien plus bienvenue que le discours prononcé devant le Sénat pourrait être davantage axé sur les collectivités territoriales, rappelle le sénateur des Hauts-de-Seine.

Vincent Delahaye, sénateur UDI-UC de l’Essonne, est sur la même longueur d’onde :

« Je ne sais pas si le gouvernement a intérêt aujourd’hui à demander un vote. En même temps, ce serait bien qu’il y ait des clarifications. Il peut y avoir un dialogue avec les différents groupes. »

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