Vote de la loi spéciale : « Notre Constitution est si bien faite qu’il ne peut y avoir de cataclysme budgétaire », affirme Cecile Cukierman

Après l’adoption à l’unanimité du Sénat du projet de loi spéciale, la présidente du groupe communiste, Cécile Cukierman a rappelé la nécessité d’examiner dès les premiers jours de janvier un autre texte d’urgence qui permettrait de mettre en œuvre les dispositions les plus consensuelles du budget 2025.
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« Notre Constitution est si bien faite qu’il ne peut y avoir de cataclysme budgétaire », a d’abord tenu à souligner la présidente du groupe communiste, Cécile Cukierman après le vote à l’unanimité de la chambre haute du projet de loi spéciale.

« La censure est arrivée, car il y a eu un mépris démocratique »

Lors des prises de paroles sur ce texte, la droite du Sénat a brocardé « l’irresponsabilité » des élus qui ont voté la motion de censure du gouvernement Barnier il y a 15 jours. « Est-ce responsable d’accepter de constituer un gouvernement dès lors qu’on a perdu les élections ? […] La censure est arrivée, car il y a eu un mépris démocratique », a répondu la sénatrice.

Après la dégradation d’un cran de la note souveraine de la France dans la nuit de vendredi à samedi, par l’agence de notation Moody’ s en raison d’une « fragmentation politique plus susceptible d’empêcher une consolidation budgétaire significative », Cécile Cukierman dénonce « l’immixtion des agences de notation dans le débat démocratique français ».

Au lendemain de son entretien avec le nouveau Premier ministre, François Bayrou la sénatrice est plutôt pessimiste sur son avenir à Matignon. « Il ne rassemblera pas et ne fédérera pas, donc nous n’aurons pas de réorientation de choix politiques dans notre pays […] Les accords politiques qu’il entend construire ne sont pas ceux issus des urnes du scrutin du mois de juin et juillet dernier ».

Cécile Cukierman plaide, avec d’autres élus, pour un projet de loi d’urgence qui permettrait de mettre en œuvre les dispositions les plus consensuelles du budget 2025, comme la défiscalisation des pourboires, l’extension du prêt à taux zéro, les dispositions budgétaires attendues par les agriculteurs, l’utilisation des titres-restaurant, ou l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu, dès le mois de janvier. « Il y a un impératif pour avoir au plus vite, un projet de loi […] qui vise à combler les lacunes de cette loi spéciale. Celui-ci pourra être examinée dès que le gouvernement sera nommé », a-t-elle insisté se disant prête à revenir dans l’hémicycle pour l’examiner dès les premiers jours de janvier.

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