Vote par correspondance : Christophe Castaner propose «un groupe de travail dans la foulée de l’élection»
Auditionné par la délégation aux collectivités territoriales, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur n’est pas contre la mise en place du vote par correspondance. Mais, pour le second tour du 28 juin, il est encore trop tôt. Il propose d’engager une réflexion à l’issue de cette élection.

Vote par correspondance : Christophe Castaner propose «un groupe de travail dans la foulée de l’élection»

Auditionné par la délégation aux collectivités territoriales, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur n’est pas contre la mise en place du vote par correspondance. Mais, pour le second tour du 28 juin, il est encore trop tôt. Il propose d’engager une réflexion à l’issue de cette élection.
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Par Cécile Sixou

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« Je suis ouvert mais il faut savoir faire ». Christophe Castaner l’affirme devant la délégation aux collectivités territoriales : il est trop tôt pour mettre en place le vote par correspondance pour le second tour des municipales, le 28 juin. « Aujourd’hui, si nous étions en capacité technique de le faire d’ici le 28 juin, il faudrait que toutes les professions de foi soient envoyées dès la semaine prochaine, car il faut les envoyer bien en avance, avec 3 enveloppes et donc ce sont 18 millions d’enveloppes qu’il faut trouver et faire imprimer très rapidement ». 
Par ailleurs, si l’objectif du vote par correspondance est d’éviter le contact physique, l’argument ne tient pas pour Christophe Castaner. « Pour voter par correspondance, il faut se rendre physiquement au bureau de poste, car c’est sous lettre recommandée et ce contact physique là fait que l’argument sanitaire ne marche plus ». 

 

Un groupe de travail après les municipales

 

Le ministre propose donc d’ouvrir une réflexion sur le sujet après les municipales. « J’ai proposé à la commission des Lois de l’Assemblée nationale que nous mettions en place un groupe de travail dans la foulée de l’élection parce qu’on ne peut pas changer des règles structurantes dans l’urgence ». Pas de précipitation, d’autant que pour le ministre il n’y a pas de forte demande des élus sur la question. « Le parti du Modem y est attaché, sinon ce n’est pas un sujet sur lequel il y a une forte sollicitation ». Christophe Castaner préconise « de prendre le temps » pour étudier toutes les solutions. Outre le vote par correspondance, le ministre propose aussi de se pencher sur la question du vote électronique : « Nous devrions avoir un dispositif de sécurité sur l’identité numérique d’ici la fin du quinquennat, nous pourrions l’utiliser pour le vote électronique». 

 

L’arsenal réglementaire pour faciliter le vote du 28 juin 

 

En attendant, pour le scrutin du 28 juin, le ministre a mis en place tous les moyens réglementaires existants pour faciliter le vote. La demande de procuration par exemple n’exigera plus de condition, « tout déclarant qui demande une procuration doit pouvoir l’obtenir ». Le ministre a aussi prévu que toutes les procurations faites pour le second tour en mars seront valables le 28 juin. Christophe Castaner compte également prendre un décret pour que la présentation de la carte électorale ne soit pas obligatoire le jour du vote. Il a enfin assuré que l’État prendra en charge la totalité des surcoûts sanitaires le jour du vote. « Je m’engage à ce que cette opération puisse se dérouler sans conséquences financières pour les communes ». Si les communes engagent des frais pour acheter des vitres plexiglas, des masques, des gels hydroalcooliques ou des stylos, ils pourront présenter la facture et seront remboursés.

 

« Je voulais remercier les maires »


Le ministre a également rendu hommage aux maires qui ont assuré la continuité pendant la crise : « Parfois ils étaient battus et ils ont fait honneur à leur fonction, quelques fois ils avaient fait le choix de ne pas se représenter. Ces quelques mois supplémentaires n’étaient pas attendus et ils ont porté haut et fort leur engagement. Je voulais les remercier ». 

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