Wallerand de Saint-Just : « Le Front national connaîtra un congrès statutaire avant la fin de l’année. »
Le conseiller régional Front national d'Île-de-France revient sur « une défaite victorieuse » de Marine Le Pen à l’élection présidentielle et sur les rumeurs de dissensions au sein du Front national.

Wallerand de Saint-Just : « Le Front national connaîtra un congrès statutaire avant la fin de l’année. »

Le conseiller régional Front national d'Île-de-France revient sur « une défaite victorieuse » de Marine Le Pen à l’élection présidentielle et sur les rumeurs de dissensions au sein du Front national.
Public Sénat

Par Pierre de Boissieu

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Ce mardi, se tenait un « conseil stratégique » au QG de campagne du Front national à Paris, afin d'analyser les 33,9 % des voix recueillis par Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, qui ont déçu dans les rangs frontistes. Plus tôt dans la journée, une réunion au siège du Front national à Nanterre était consacrée aux législatives, après lesquelles le FN espère devenir « la première force d'opposition », selon Florian Philippot sur Sud Radio.

Ce dernier, ainsi que David Rachline, le directeur de campagne du Front national, s’est dit favorable à un changement de nom du parti fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972. Cependant, des critiques se sont faites entendre, comme à propos du débat de l’entre-deux-tours. Bruno Gollnisch a ainsi déclaré sur LCP : « je ne l'aurais pas conduit comme ça ». Marion Maréchal-Le Pen a, quant à elle, reconnu sur BFM TV « une part de déception, ce serait malhonnête de dire le contraire. » « Il nous faudra réfléchir à ce qu'il y a eu de positif et de négatif dans cette élection » a lancé la députée du Vaucluse.

Wallerand de Saint-Just a cependant rappelé que « pour Marine Le Pen, c’est une défaite glorieuse et pour Monsieur Macron, c’est une victoire à la Pyrrhus, une victoire qui annonce des défaites. » « La base de votants qui adhèrent au projet d’Emmanuel Macron est extrêmement faible, ce qui fait de lui un des présidents les plus mal élus de la Ve République » a-t-il, par ailleurs, souligné.

Pour Wallerand de Saint-Just, Marine Le Pen « a fait un très bon score le soir du deuxième tour, elle est donc naturellement la cheffe de l’opposition. » En outre, d’après lui, les deux partis n’ont pas de leader, expliquant, par exemple, que « Monsieur François Baroin n’a pas de majorité. »

Wallerand de Saint-Just : « Le Front national est la première force d’opposition à Emmanuel Macron. »
01:58

Il n’y aura pas de changement de nom ni de ligne politique au sein du Front national avant les élections législatives confirme Wallerand de Saint-Just, rappelant que « le Front national connaîtra un congrès statutaire avant la fin de l’année » et que « les profondes transformations se concrétiseront notamment au moment du congrès. » Selon Wallerand de Saint-Just, il n’y aura donc aucun changement majeur au Front national d’ici les législatives.

Wallerand de Saint-Just : « Le Front national connaîtra un congrès statutaire avant la fin de l’année. »
01:50

Un éloge de Florian Philippot

Ceux qui critiquent Florian Philippot sont « toujours les mêmes grincheux, comme Jean-Yves Le Gallou, par exemple », a déploré Wallerand de Saint-Just. « Mais en interne, nous savons que le programme de Marine Le Pen et les thèmes de la campagne sont dûs pour une grande partie au talent de Florian Philippot » tranche l’élu du Front national.

« Je connais Florian depuis son arrivée, sur le plan de la réflexion et des idées, et notamment sur le plan économique, il nous a énormément aidé, avec la volonté de coller au terrain et aux difficultés actuelles de nos compatriotes » salue Wallerand de Saint-Just. « Il a été d’un apport considérable au Front national (...), tous ceux qui le critiquent n’ont pas été capables d’en proposer autant » lance-t-il.

Wallerand de Saint-Just : « Florian Philippot a été d’un apport considérable au Front national. »
03:30

Quelle place pour Debout La France lors des législatives ?

Pour les législatives, les candidats du Front national auront des candidats de Debout La France face à eux : « tout le monde part avec sa bannière et nous verrons après le premier tour » résume Wallerand de Saint-Just. Questionné sur l’idée d’un rassemblement des patriotes, l’élu du Front national est en accord avec cette idée.

Enfin, Wallerand de Saint-Just voit en Nicolas Dupont-Aignan, une « figure historique du gaullisme social. » « J’ai constaté que ma famille politique ne pouvait pas travailler avec les Gaullistes à cause des événements de la Guerre d’Algérie et des années qui ont suivi » raconte-t-il. Il se dit donc « ému » du ralliement de Nicolas Dupont-Aignan.

Wallerand de Saint-Just : « J'aurai, très vraisemblablement, un candidat de Debout la France face à moi aux élections législatives. »
03:03

 

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