Wauquiez annonce sa candidature à la présidence de LR cette semaine
Laurent Wauquiez fait sa rentrée politique cette semaine en plusieurs étapes, entre un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône)...

Wauquiez annonce sa candidature à la présidence de LR cette semaine

Laurent Wauquiez fait sa rentrée politique cette semaine en plusieurs étapes, entre un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône)...
Public Sénat

Par Nadège PULJAK

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Laurent Wauquiez fait sa rentrée politique cette semaine en plusieurs étapes, entre un meeting à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) et sa traditionnelle ascension du Mont Mézenc (Haute-Loire) dimanche, avec en point d'orgue l'annonce attendue de sa candidature à la présidence de LR.

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes se rend à Châteaurenard à l'invitation du député Bernard Reynès, l'un des premiers à lui avoir apporté son soutien. C'est également dans cette ville que Nicolas Sarkozy, l'ex-président dont M. Wauquiez s'est rapproché ces dernières années, avait déclaré sa candidature à la primaire pour la présidentielle, en août 2016.

Réunis en congrès virtuel les 10 et 17 décembre, les quelque 250.000 militants encartés à LR auront le choix entre plusieurs candidats, dont trois se sont déjà déclarés: le vice-président du mouvement, Daniel Fasquelle, trésorier et député du Pas-de-Calais, Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, et Florence Portelli, ex-porte-parole du candidat François Fillon à la présidentielle. D'autres pourraient également se présenter.

Selon le juppéiste Maël de Calan, conseiller départemental LR du Finistère, un "collectif" de jeunes élus tenants d'une "droite ouverte", dira "la semaine prochaine" s'il présente un candidat. Selon lui, la droite "très conservatrice" de Wauquiez n'est "pas majoritaire" dans l'électorat des Républicains et ne peut pas les faire revenir au pouvoir.

En l'absence de personnalités de poids face à lui, M. Wauquiez est toutefois quasi-assuré d'être élu, d'autant que le corps électoral, qui n'a pas bougé depuis les défaites du printemps (seule "une dizaine de cartes" ont été renvoyées au siège, selon LR), s'est constitué sous la présidence Sarkozy du parti. Les sarkozystes Brice Hortefeux, Georges Fenech, Guillaume Larrivé ou Éric Ciotti lui ont déjà apporté leur soutien.

Mais cette victoire annoncée suscite le trouble de ceux qui, dans sa famille politique, lui reprochent une ligne "trop droitière", en pronostiquant une possible "implosion" du parti. Le juppéiste Dominique Bussereau, notamment, dénonce "les idées eurosceptiques et conservatrices" du futur candidat.

La fronde anti-Wauquiez avait démarré en juillet avec les déclarations au vitriol de M. Bertrand, qui accusait l'ancien ministre de courir "après l'extrême droite". Toutefois, M. Bertrand n'envisage pas de sortir de LR.

- "Fonder un nouveau parti?" -

Valérie Pécresse ne souhaite pas non plus s'en aller. Son micro-parti, Libres!, qu'elle lancera le 10 septembre à Argenteuil, se situera "au sein des Républicains", prend soin d'expliquer la présidente d'Ile-de-France.

Au contraire, "si je vois que le choix est entre Laurent Wauquiez et Daniel Fasquelle, j'ai plutôt envie de partir des Républicains", affirme Gérald Darmanin, ex-directeur de campagne de Sarkozy pendant la primaire, aujourd'hui ministre des Comptes publics d'Emmanuel Macron.

Dans le même esprit, Thierry Solère, cofondateur du groupe des "constructifs" à l'Assemblée, a affirmé mardi sur France Info que si Wauquiez était élu, il ne pourrait "pas être membre des Républicains", un parti politique "anti-européen qui passe son temps à faire des petites phrases et des slogans".

Les Constructifs, qui comportent environ trente-cinq LR, UDI et divers droite, se réuniront en séminaire les 6 et 7 septembre à Trouville pour "savoir comment on s'organise: rejoindre la République en Marche ou fonder un nouveau parti?", selon M. Solère.

Le Front national n'épargne pas non plus le favori de la course à la présidence de LR. "Laurent Wauquiez devrait être élu président d'un parti rabougri, qui ne sera pas aussi attractif que celui de Nicolas Sarkozy", a assuré mardi à l'AFP l'un de ses dirigeants.

Conscient des risques de fractures de son camp, M. Wauquiez, qui a plusieurs fois promis qu'il ne ferait "pas d'alliance" avec le FN, avait affirmé, en juillet, que le prochain président de LR devrait "veiller" à l'expression des sensibilités de droite.

Le parti ne peut pas se reconstruire "uniquement à partir d'un noyau dur" et doit "parler à tous les Français", l'a prévenu mardi le député Éric Woerth.

Partager cet article

Dans la même thématique

Wauquiez annonce sa candidature à la présidence de LR cette semaine
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le