Wauquiez est « clivant », « nécessaire pour faire vivre une opposition », estime Woerth
Eric Woerth, président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée, a affirmé jeudi que Laurent Wauquiez, le candidat favori...

Wauquiez est « clivant », « nécessaire pour faire vivre une opposition », estime Woerth

Eric Woerth, président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée, a affirmé jeudi que Laurent Wauquiez, le candidat favori...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Eric Woerth, président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée, a affirmé jeudi que Laurent Wauquiez, le candidat favori pour la présidence de son parti, était "clivant" mais que ce trait était "nécessaire pour faire vivre une opposition".

"M. Wauquiez a une énergie, il est clivant, il dit noir, blanc, certains peuvent ne pas se reconnaître dans ce qu'il dit" mais "pour faire exister l'opposition, être clivant, c'est peut-être nécessaire", a affirmé M. Woerth, jeudi lors de l'émission L'épreuve de vérité sur Public Sénat, avec l'AFP, Les Echos et Radio Classique.

Interrogé sur les critiques internes à l'encontre de M. Wauquiez, jugé par certains "trop à droite", M. Woerth a répondu que "Les Républicains ont besoin d'un président. Si d'autres souhaitaient l'être ou contester la ligne de Laurent Wauquiez, il fallait qu'ils soient candidats. Il ne l'ont pas été".

Il s'est notamment élevé contre les déclarations de Franck Riester, ex-LR et cofondateur d'Agir, nouveau parti de droite initié par des "Constructifs" pro-Macron, selon qui il y aurait une "alliance d'idées" entre M. Wauquiez et le FN.

"Je prends ça pour une insulte. On n'a pas le droit de dire ça. Ils (les ex-LR "constructifs") ont été membres des Républicains pendant longtemps, ils ont demandé l'investiture de LR pendant longtemps, ils ont été dans les organismes directeurs" de LR, même à l'époque du "ni-ni", quand la ligne du parti était de ne choisir ni le FN ni la gauche.

"Je crois qu'il faut que Les Républicains demeurent et perdurent. On a besoin d'une grande force d'interposition, entre le gouvernement de M. Macron et les extrêmes. M. Macron adore parler avec les extrêmes, l'extrême gauche et l'extrême droite, c'est une manière pour lui d'exister tout seul", a-t-il dénoncé.

"S'il n'y a pas de force d'alternance et que M. Macron échoue - je ne le souhaite pas, moi je souhaite que la France réussisse, - mais s'il échoue ?", s'est-il inquiété.

"Les Républicains sont en convalescence, après cette année 2017, terrible pour nous" mais "je prends le parti que ça va bien se passer", que M. Wauquiez saura "rassembler" et qu'"on va redevenir une force d'alternance", a-t-il également affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le