Wauquiez (LR) fustige LREM, un « ramassis d’opportunistes » dans le « marigot central »
Laurent Wauquiez, candidat favori pour la présidence des Républicains, s'est en pris dimanche à la majorité présidentielle de La...

Wauquiez (LR) fustige LREM, un « ramassis d’opportunistes » dans le « marigot central »

Laurent Wauquiez, candidat favori pour la présidence des Républicains, s'est en pris dimanche à la majorité présidentielle de La...
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Laurent Wauquiez, candidat favori pour la présidence des Républicains, s'est en pris dimanche à la majorité présidentielle de La République en Marche, qui ressemble selon lui à "un ramassis d'opportunistes" rejoignant le "marigot central".

Interrogé lors du "Grand rendez-vous" (Europe 1/CNews/Les Echos) sur le remaniement, marqué par l'entrée au gouvernement du député socialiste Olivier Dussopt, et sur l'adhésion à LREM des exclus de LR Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Thierry Solère, M. Wauquiez a dénoncé "l'assemblage de tous les opportunistes" venus "cuire leur petite soupe".

"J'ai tendance à penser que ça ressemble de plus en plus à un ramassis d'opportunistes, assez éloigné de ce qu'est ma conception de la politique", a déclaré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"Il vaut mieux avoir les adducteurs souples", a-t-il ironisé, en faisant observer que M. Dussopt avait un temps été proche de Benoît Hamon à l'aile gauche du PS, et que Gérald Darmanin était membre de la Droite populaire, soit "la droite des Républicains".

M. Dussopt va défendre à Bercy le budget du gouvernement contre lequel il a voté il y a encore "quelques jours", et désormais les trois questeurs de l'Assemblée sont tous LREM? a souligné le candidat à la présidence de LR.

Quant au cumul de fonctions du nouveau délégué général de LREM, Christophe Castaner, qui est également secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, "c'est extrêmement choquant", et "étrange pour un parti qui prétendait renouveler la vie politique".

Pour celui qui accèdera très probablement à la tête de LR dans deux semaines, le mouvement d'Emmanuel Macron a "une approche extrêmement machiavélique du débat démocratique, puisque tout le monde a bien compris que leur objectif c'était que dans la démocratie française, il n'y ait que le marigot central et les extrêmes".

"Soit on va dans le marigot central, le petit marais autour d'Emmanuel Macron, soit on construit autre chose, et c'est ce que nous nous souhaitons faire, une droite républicaine", a-t-il défendu.

"Si jamais il n'y a plus que ce marais central et qu'Emmanuel Macron échoue, ça veut dire quoi? Que les Français n'auraient plus que le choix entre Mélenchon et Marine Le Pen? Moi je ne veux pas de cela", a-t-il plaidé, assurant de nouveau qu'il ne ferai(t) jamais alliance avec Marine Le Pen".

Et Alain Juppé, avec qui il a discuté lundi, "ne veut pas de ça non plus", a assuré M. Wauquiez, alors qu'il était interrogé sur un éventuel rapprochement du maire de Bordeaux avec LREM à l'occasion des élections européennes.

Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire et Thierry Solère, député Constructif, ont déclaré au Journal du Dimanche qu'ils avaient rejoint La République en Marche (LREM).

Ils appartenaient tous les trois aux Républicains avant leur exclusion fin octobre.

"Sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", les a fustigés M. Wauquiez, citant Mitterrand.

"Au fond, ils partent à En Marche parce qu'ils ont échoué, que plus personne ne veut d'eux, et qu'ils n'ont pas réussi à torpiller la droite".

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