Wauquiez officialise sa candidature à la présidence de LR
Laurent Wauquiez a officialisé jeudi dans Le Figaro sa candidature à la présidence de LR, une élection qui se déroulera en...

Wauquiez officialise sa candidature à la présidence de LR

Laurent Wauquiez a officialisé jeudi dans Le Figaro sa candidature à la présidence de LR, une élection qui se déroulera en...
Public Sénat

Par Nadège PULJAK

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Laurent Wauquiez a officialisé jeudi dans Le Figaro sa candidature à la présidence de LR, une élection qui se déroulera en décembre et dont il est le grand favori malgré les nombreuses inimitiés qu'il suscite dans son camp.

"Je veux faire renaître l’espoir à droite", affirme l'ex-ministre et actuel président de la région Auvergne Rhône-Alpes. "Je pense qu’on a besoin d’un profond renouvellement et je veux que la reconstruction de notre droite se fasse sur des valeurs claires. Je suis candidat parce que je pense que la France a besoin de la droite. Et il faut que la droite soit vraiment de droite !", estime-t-il.

Trois autres candidats se sont déjà déclarés pour cette élection qui se déroulera lors d'un congrès virtuel les 10 et 17 décembre: Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais et trésorier du parti, Laurence Sailliet, proche du président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, et Florence Portelli, ancienne porte-parole du candidat François Fillon à la présidentielle.

Il devrait y avoir d'autres candidats.

Proche de Nicolas Sarkozy, l'ancien ministre, 42 ans, part grand favori de cette course, le corps électoral (environ 250.000 personnes) ayant été constitué sous la présidence Sarkozy du parti.

Le vice-président de LR se dit "convaincu qu’on est à la fin d’un cycle où l’on paie de nombreuses erreurs du passé. À force de vouloir dire à chacun ce qu’il avait envie d’entendre, la droite a perdu son âme et les Français ne savent plus vraiment ce qu’elle incarne".

- 'Épouvantail' -

Régulièrement accusé au sein de son parti, notamment par des juppéistes, de courir après le Front national, M. Wauquiez, "parfois surpris" par ces critiques, assure défendre "les valeurs de travail, d’effort, les classes moyennes. Je refuse le communautarisme et l’intégrisme islamique qui petit à petit ronge notre société".

"J’ai été d’une très grande clarté là-dessus : personne au sein des Républicains ne veut d’alliance avec l’extrême droite. Arrêtons d’utiliser cet épouvantail totalement fictif", assène-t-il.

La guerre Copé/Fillon fin 2012 ayant profondément marqué un parti qui avait alors failli imploser, le candidat promet de se battre pour le "rassemblement" de toutes les sensibilités au sein de LR.

"Je veux mettre à nouveau autour de la table des gens qui aujourd’hui ne se parlent plus" et "je veillerai à ce que chacun puisse trouver sa place".

"Les juppéistes ont plus que leur place au sein de notre famille politique. On a besoin des centristes à l’intérieur du parti. Je veux que les libéraux puissent se faire entendre. Et évidemment que Sens commun (issue de la Manif pour tous) est aussi une composante de notre famille politique", insiste M. Wauquiez, lui-même partisan d'une réécriture de la loi Taubira.

"Mais aucune de ces composantes n’imposera sa vue", prévient-il, "car précisément notre famille politique est l’addition de tout ça. Si je suis élu, je veux veiller à ce que chacun puisse s’exprimer dans le respect des autres, qu’on retrouve cette envie du travail en commun, et qu’on arrête de céder aux divisions".

Très discret dans les médias depuis l'élection d'Emmanuel Macron, M. Wauquiez devrait faire entendre sa voix à partir de maintenant. "Je refuse de laisser le monopole de l'opposition à Jean-Luc Mélenchon. Ce serait catastrophique pour la France", assure-t-il.

Dimanche, il fera sa désormais traditionnelle ascension du Mont Mézenc (Haute-Loire), à la manière de François Mitterrand gravissant la Roche de Solutré.

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