Wauquiez: pas d’enquête interne à l’EM Lyon
Le président de l'EM Lyon Business School Bruno Bonnell, par ailleurs député LREM, s'est dit lundi déçu du contenu de l...

Wauquiez: pas d’enquête interne à l’EM Lyon

Le président de l'EM Lyon Business School Bruno Bonnell, par ailleurs député LREM, s'est dit lundi déçu du contenu de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'EM Lyon Business School Bruno Bonnell, par ailleurs député LREM, s'est dit lundi déçu du contenu de l'intervention polémique de Laurent Wauquiez dans son école et exclut toute enquête interne sur l'origine des fuites.

L'école ne va "certainement pas" mener une enquête pour savoir lequel de ses élèves a enregistré les propos du président des Républicains à son insu.

Mais "on va réitérer en interne que l'engagement de confidentialité fait partie de la boîte à outil du manager", a-t-il expliqué, interrogé par l'AFP.

Dans des extraits sonores diffusés vendredi par l'émission Quotidien, Laurent Wauquiez s'en prend vertement à ses rivaux et adversaires à la manière d'un Donald Trump.

"Ce montage vicié est illégal. Nous ne nous laisserons pas faire", a dénoncé la porte-parole des Républicains (LR) Laurence Sailliet lundi, affirmant que des élèves avaient été contactés en amont de l'émission par le journaliste.

Sur le fond, Bruno Bonnell "regrette profondément qu'un engagement de faire un cours apolitique et inspirant soit devenu une tribune politique et désespérante" devant 35 élèves.

Ces cours, rappelle-t-il, sont "électifs, facultatifs et sur demande des élèves". L'école a ainsi déjà reçu plus de 500 personnalités, de tous horizons, comme l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing.

"C'est plutôt sain d'accueillir dans l'école des gens capables de développer le sens critique de nos élèves" mais là, "c'est une déception vis-à-vis de la qualité de ce qu'il a dit, selon les extraits publiés", car "ce n'est pas ce qu'on attend d'un mec du niveau de Wauquiez".

Dans l'incapacité de dire si M. Wauquiez a prononcé ces propos à dessein ou pas, Bruno Bonnell a indiqué ne pas savoir si les cours de l'homme politique se poursuivront, expliquant n'avoir pas la main sur l'organisation pédagogique.

De leur côté, des étudiants ayant assisté au cours ont publié une tribune sur les réseaux sociaux, défendant "un discours franc, des échanges parfois abrupts mais toujours respectueux".

Dans des extraits diffusés, Laurent Wauquiez accuse tour à tour Nicolas Sarkozy d'avoir mis sur écoute des membres du gouvernement lors des Conseils des ministres ou Emmanuel Macron et ses équipes d'avoir mis en place une "cellule de démolition" contre François Fillon. Il assure par ailleurs que l'actuel ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, à l'époque visé par deux enquêtes, "sait ce qu'il a fait" et qu'"il va tomber". Lundi, ce dernier a estimé que Laurent Wauquiez "se grandirait à s'excuser".

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le