Wauquiez veut « renouer le dialogue » de la droite avec les intellectuels
Laurent Wauquiez, grand favori pour la présidence de LR, affirme vouloir "renouer le dialogue" avec des intellectuels tels que...

Wauquiez veut « renouer le dialogue » de la droite avec les intellectuels

Laurent Wauquiez, grand favori pour la présidence de LR, affirme vouloir "renouer le dialogue" avec des intellectuels tels que...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Laurent Wauquiez, grand favori pour la présidence de LR, affirme vouloir "renouer le dialogue" avec des intellectuels tels que Finkielkraut, Ferry ou Houellebecq, en ambitionnant de faire de son parti "un lieu où l'on pense", dans une interview au Point daté du 19 octobre.

"D'un côté, il y a une extraordinaire fertilité du débat avec des figures comme François-Xavier Bellamy, Alain Finkielkraut, Mathieu Bock-Côté ou même Michel Houellebecq, qui secoue notre soumission", ils ont "tous en commun d'être des aiguillons du réveil de la pensée française. D'un autre côté, de façon très étrange, la droite n'a cessé de baisser pavillon, d'acter la défaite de sa pensée politique", affirme M. Wauquiez.

Or, "les valeurs de la droite sont centrales pour faire face aux questions posées par le communautarisme, l'intégrisme, le besoin de permanence, la réinvention du travail", ajoute le vice-président des Républicains.

"Parmi les devoirs que je me fixe si je suis élu président de LR, il y a celui de renouer le dialogue entre ces intellectuels et les responsables politiques", promet-il.

"J'espère que quelqu'un comme Luc Ferry se rapprochera à nouveau de nous. Il est en pointe sur une question dont on sous-estime l'ampleur : celle de la révolution de la connaissance, le big data, l'intelligence artificielle", dit-il également.

Le candidat à la présidence de LR prend soin de préciser qu'il ne veut "pas récupérer" ces intellectuels. "Je ne leur demande pas de prendre leur carte, je veux juste qu'ils réalisent que le prolongement de leur réflexion passe aussi par la politique. L'intellectualisme en chambre, par essence, est condamné à rester en chambre".

"Désormais, les politiques ne sont pas +désidéologisés+, c'est pire que ça. Ils ont choisi de perdre la bataille des idées. Notre position face à Emmanuel Macron ne peut pas se réduire à quelques arguties sur des articles du Code du travail ou à quelques divergences sur le budget", affirme-t-il également.

Partager cet article

Dans la même thématique

Wauquiez veut « renouer le dialogue » de la droite avec les intellectuels
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Wauquiez veut « renouer le dialogue » de la droite avec les intellectuels
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le