Wauquiez vit « des moments complexes » à la tête de LR
Laurent Wauquiez a reconnu mercredi vivre des "moments complexes" à la tête des Républicains, quelques jours après l’éviction de...

Wauquiez vit « des moments complexes » à la tête de LR

Laurent Wauquiez a reconnu mercredi vivre des "moments complexes" à la tête des Républicains, quelques jours après l’éviction de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Laurent Wauquiez a reconnu mercredi vivre des "moments complexes" à la tête des Républicains, quelques jours après l’éviction de sa numéro deux Virginie Calmels, et a de nouveau écarté l’hypothèse de conduire lui-même la liste LR aux élections européennes de 2019.

"Evidemment que ça a été des moments qui ont été des moments complexes. Mais je crois surtout qu’il est indispensable que Les Républicains parlent du fond. Je pense qu'un certain nombre chez nous n’ont pas compris à quel point les trahisons et les divisions, les petites phrases écoeuraient de la politique", a déclaré M. Wauquiez lors d'un déplacement à Azay-sur-Cher (Indre-et-Loire).

"Est-ce que c’est agréable parfois d’avoir des caricatures et des attaques qui deviennent totalement excessives ? Non bien sûr. Mais je connais le prix à payer", a dit le patron de LR.

"Je sais ce que je veux faire, je sais pourquoi je suis là. J’ai de la chance de pouvoir le faire avec des amis qui sont autour de moi et qui, eux, sont dans un vrai esprit d’équipe. Et je ne laisserai pas les divisions affaiblir cette reconstruction d’une nouvelle droite. Et surtout je ne trahirai pas les convictions qui sont les miennes pour plaire à quelques commentateurs", a-t-il développé, sans jamais citer le nom de Mme Calmels.

"Je préfère vous parler de la question de l’essence, de la défense de notre modèle d'agriculture française, de ce qu’est ma conception de la méritocratie. Je pense que c‘est ce que les Français attendent de nous. Moi, mon devoir en tant que président de notre famille politique, c’est de ne pas sombrer dans ce nivellement par le bas, mais d’essayer de garder un certain niveau".

M. Wauquiez a une nouvelle fois écarté l’hypothèse de prendre la tête de liste aux européennes, comme le suggèrent un certain nombre de dirigeants ou de figures de LR.

"Je suis président de ma région, Auvergne-Rhône-Alpes. Les gens m’ont fait confiance il y a deux ans. Je ne crois pas à cette politique qui consiste à trahir les électeurs à peine deux ans après qu’ils vous aient fait confiance. On va conduire une liste européenne en défendant nos idées", a-t-il réaffirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Wauquiez vit « des moments complexes » à la tête de LR
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le