Woerth (LR) voit une « coexistence » avec Macron plutôt qu’une « opposition »
Éric Woerth, chargé du projet LR pour les législatives, a déclaré mardi qu'il souhaitait "une coexistence" entre Les Républicains...

Woerth (LR) voit une « coexistence » avec Macron plutôt qu’une « opposition »

Éric Woerth, chargé du projet LR pour les législatives, a déclaré mardi qu'il souhaitait "une coexistence" entre Les Républicains...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Éric Woerth, chargé du projet LR pour les législatives, a déclaré mardi qu'il souhaitait "une coexistence" entre Les Républicains et le président élu Emmanuel Macron, plutôt qu'une "opposition" ou "cohabitation dure".

Considérant que "la majorité" du mouvement La République en marche ne sera "pas une opposition" à LR, le député de l'Oise et ancien ministre a déclaré sur Radio Classique que "ce n'est pas une cohabitation dure comme il y a pu en avoir en France ces dernières décennies". "C'est au contraire une coexistence qui peut amener à la France un rééquilibrage des pouvoirs", a-t-il précisé.

"M. Macron a apporté de l'oxygène, de la fraîcheur" à la campagne présidentielle, a encore estimé M. Woerth.

Pour ce député LR, il "n'y a aucune raison de sanctionner ces trois personnalités" que sont Edouard Philippe, Bruno Le Maire et Xavier Bertrand, dont les noms circulent pour rejoindre un gouvernement Macron, car "ils ont tous dit qu'ils soutiendraient nos candidats aux élections" législatives.

En revanche, le chargé du projet LR pour les législatives a confirmé l'exclusion du parti "pour ceux qui essaient de jouer sur tous les tableaux", "parce que ce sont des trajectoires personnelles qui nuisent au collectif".

Si M. Woerth a répété que son parti "travaillera en très bonne intelligence avec le nouveau président de la République", il a néanmoins déclaré qu'il "est dangereux de donner une majorité à M. Macron". Le député-maire LR de Chantilly a appelé à "donner une majorité claire, nette, franche à la droite et au centre" lors des élections législatives.

Dans une interview aux Echos à paraître mercredi, M. Woerth a aussi demandé aux Français de "rééquilibrer les pouvoirs" lors du scrutin de juin.

"Nous avons une vision constructive des choses: il faut que la France réussisse. Dans l’esprit de la population, le terme de cohabitation est négativement connoté. Nous ne sommes pas dans une logique d’affrontement, ni dans un combat d’arrière-garde", a-t-il assuré.

L'élu de l'Oise a détaillé le projet LR remanié, qui a été validé mardi par le bureau politique du parti. Selon lui, le premier tour de la présidentielle a "montré qu’il faut donner au projet une base plus élargie" et "la question, ce n’est pas de lui retirer sa crédibilité économique ni sa puissance régalienne mais c’est de parler à tous les Français, autour de quatre piliers - l’école, l’entreprise, la famille et la laïcité - et d’un contrat de majorité pour les Français".

Pas d'augmentation de la TVA, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse de l'impôt sur le revenu: "nous souhaitons mettre en avant un certain nombre de mesures sur le pouvoir d’achat des Français tout en conservant la force de la baisse du coût du travail et la compétitivité", a-t-il affirmé, soulignant que sur ce dernier point le projet LR est "infiniment plus fort que celui d’En Marche!".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le