Xavier Bertrand annonce son départ des Républicains
Xavier Bertrand a annoncé lundi sur France 2 qu'il quittait "définitivement" Les Républicains, au lendemain de l'élection de...

Xavier Bertrand annonce son départ des Républicains

Xavier Bertrand a annoncé lundi sur France 2 qu'il quittait "définitivement" Les Républicains, au lendemain de l'élection de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Xavier Bertrand a annoncé lundi sur France 2 qu'il quittait "définitivement" Les Républicains, au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti.

"Je ne reconnais plus ma famille politique, alors j'ai décidé de la quitter", a expliqué le président des Hauts-de-France, en dénonçant des "dérives" de LR.

Invité à la même heure sur TF1, Laurent Wauquiez a répondu que "c'est son choix"

"Je le respecte mais je ne vais pas regarder dans le rétroviseur", a affirmé le nouveau président des Républicains, disant vouloir "avancer" pour "faire émerger une nouvelle génération".

M. Bertrand a affirmé ne pas avoir "l'intention de rejoindre un parti politique ou de créer un parti politique", a-t-il ajouté.

"Mon parti c'est la région, où j'ai l'impression d'être utile, de servir des gens", a-t-il insisté, en estimant que "ça ne se joue plus dans les partis politiques".

"C'est une décision qui n'est pas facile mais qui s'est imposée à moi", a ajouté celui qui fut secrétaire général de l'UMP entre 2007 et 2010.

M. Bertrand a expliqué s'être mis en retrait "quand ma famille n'a pas voulu dire clairement qu'il fallait voter Emmanuel Macron pour faire barrage à l'extrême droite" au second tour de la présidentielle.

"Je n'aime pas sa politique de l'agressivité et des boucs émissaires", a dit Xavier Bertrand de Laurent Wauquiez, critiquant notamment ses déclarations sur "le cancer de l'assistanat", "comme si tous les gens choisissaient d'être au RSA".

Interrogé pour savoir si sa décision signifiait qu'il renonçait à une ambition nationale ou à être candidat à la présidentielle en 2022, il a répondu: "celui qui vous dit aujourd'hui qu'il sait ce qu'il fera dans quatre ans, alors c'est un vrai représentant de l'ancien monde".

La décision de Xavier Bertrand de quitter le parti a été déplorée sur Twitter par le député LR du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, selon qui le patron des Hauts-de-France avait "toute sa place au sein" de la formation politique.

De même, le député de l'Yonne Guillaume Larrivé, proche de Laurent Wauquiez, a considéré que M. Bertrand choisissait "une petite impasse de division et d'ambition solitaire".

Frédéric Lefebvre, l'un des fondateurs du parti politique Agir, créé par des ex-LR pro-Macron, a en revanche salué une "décision de bon sens et qui souligne la rectitude de Xavier Bertrand"

Partager cet article

Dans la même thématique

Xavier Bertrand annonce son départ des Républicains
4min

Politique

Municipales : « On a fait sans La France insoumise dans 95% des endroits de ce pays », assure Pierre Jouvet (PS)

La stratégie d’alliance du Parti socialiste avec La France insoumise dans certaines grandes villes dans l’entre-deux tours des municipales divise au sein des troupes d’Olivier Faure. Le Premier secrétaire est lui-même critiqué par plusieurs figures de la formation de gauche, comme François Hollande ou Boris Vallaud. « On a fait sans La France insoumise dans 95% des endroits de ce pays », tempère de son côté l'eurodéputé et secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, sur Public Sénat.

Le

Paris : Olivier Faure – Allocution 1er tour des Elections Municipales
10min

Politique

Après les municipales, « la nuit des longs couteaux » aura-t-elle lieu contre Olivier Faure au PS ?

Malgré des résultats globaux plutôt bons, c’est l’heure des comptes au PS. Les opposants au premier secrétaire dénoncent l’échec des listes PS/LFI au second tour des municipales. Au moment où Boris Vallaud lui-même, allié d’Olivier Faure lors du congrès, dénonce « l’ambiguïté stratégique » du PS, les regards se tournent vers le bureau national, ce mardi. « Il va se passer des choses », prévient un opposant. « Ça va être chaud », assure un autre anti-Faure…

Le

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le