Xavier Bertrand (LR) ne voterait pas la confiance
Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, a dit lundi que s'il était député, il ne voterait pas la confiance au...

Xavier Bertrand (LR) ne voterait pas la confiance

Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, a dit lundi que s'il était député, il ne voterait pas la confiance au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, a dit lundi que s'il était député, il ne voterait pas la confiance au gouvernement, et a appelé à "une nouvelle opposition" face au raz-de-marée de la République en marche.

"Non", dit-il, M. Bertrand ne voterait pas la confiance, contrairement à certains LR, "parce que c'est un chèque en blanc". Et aussi parce que "je ne veux pas de l'augmentation de la CSG", a-t-il dit sur BFMTV et RMC.

"Pour les salariés il y aura une compensation, mais pour les indépendants, les fonctionnaires, ce n'est pas aussi clair" et "pour les retraités" cette augmentation est "inacceptable", dit-il.

M. Bertrand ne serait pas "un député qui se rallie, non, un député le couteau entre les dents, non plus". "Il y autre chose à bâtir, une nouvelle opposition, où à la fois vous dites quand ça va pas, et vous faites des propositions", a-t-il ajouté.

Le président des Hauts-de-France s'est dit ainsi favorable à la réforme du Code du travail. Il y apporterait "des amendements" pour mieux lutter contre le travail clandestin et la fraude au travail détaché notamment.

Il se dit favorable au projet de loi antiterroriste, jugeant qu'"on ne sera jamais comme les Etats-Unis avec le Patriot Act" et que "le contrôle judiciaire interviendra toujours". Il demande que les fichés S les plus dangereux soient mis "hors d'état de nuire" et que ceux partant "faire le jihad" ne reviennent "jamais en liberté en France".

Le chef du gouvernement Edouard Philippe, issu des rangs de la droite, a affirmé dimanche soir que "la France est de retour". "Il faut que le pouvoir d'achat soit de retour", "que la sécurité soit de retour", lui a implicitement répliqué M. Bertrand.

"Les solutions de la droite et du centre sont les meilleures", estime-t-il dans cette perspective.

Interrogé sur l'hypothèse que Laurent Wauquiez prenne la direction de LR, M. Bertrand a répondu : "J'en parlerai bientôt". "Je ne pense qu'à une chose cette semaine encore, c'est d'aider les candidats. Jusqu'au 18, je me concentre" et donc "sur ce sujet, je me tais".

Partager cet article

Dans la même thématique

Ursula Von Der Leyen NATO Meeting In Brussels
5min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sous pression

Après avoir reçu une lettre du président français, Emmanuel Macron, mardi 8 septembre, insistant sur la nécessité d’adopter un « texte européen » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reçoit aujourd’hui une nouvelle lettre ouverte de familles endeuillées demandant une meilleure mise en œuvre de la législation européenne sur les plateformes. La présidente est attendue le 16 septembre pour présenter ses annonces.

Le

Xavier Bertrand (LR) ne voterait pas la confiance
4min

Politique

« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », estime le Nobel d'économie Philippe Aghion

Si Donald Trump a échoué à ravir le Nobel de la paix, lui a obtenu celui d’économie cette année, une consécration pour son modèle économique schumpétérien où la croissance est portée par l’innovation. De Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande, tous ont eu droit aux conseils économiques du professeur passé notamment par Harvard. En quoi son modèle permet-il d’appréhender les révolutions technologiques actuelles ? Comment la croissance économique pourrait-elle profiter à tous ? Que retient-il du bilan des présidents de la République qu’il a conseillés ? Philippe Aghion était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Xavier Bertrand (LR) ne voterait pas la confiance
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le