Déserts médicaux : « On ne gouverne pas la France contre les médecins », affirme Dominique Faure
Invitée d’ExtraLocal, Dominique Faure a défendu le plan « France Ruralité », présenté ce jeudi avec la Première ministre. Concernant la lutte contre les déserts médicaux, la secrétaire d’Etat à la ruralité a rappelé le déploiement de 100 médicobus, mais se dit défavorable à une mesure coercitive pour obliger des médecins à s’installer en zone sous-dense.
Alors qu’un amendement transpartisan de restriction de la liberté d’installation des médecins a été rejeté par la majorité présidentielle, LR et le Rassemblement national à l’Assemblée nationale, la secrétaire d’Etat à la ruralité se range à l’avis du gouvernent. « Je ne suis ni ministre de la Santé, ni de la territorialisation de la santé. Agnès Firmin Le Bodo, François Braun et la communauté médicale sont contre toute forme de coercition », explique Dominique Faure. Si la ministre « comprend très bien » la frustration de certains citoyens dans les déserts médicaux face à ce refus, elle estime que « l’on ne peut pas gouverner la France contre les médecins » : « Ils ont de bonnes raisons que je respecte, j’ai beaucoup d’amis médecins, ils sont attachés à cette liberté d’exercice de leur fonction. Aller contre nos médecins, ce ne serait pas une bonne décision. »
Déploiement de 100 médicobus
Pour tenter d’attaquer le problème des déserts médicaux, Dominique Faure préfère – dans son plan France Ruralité présenté ce jeudi avec Elisabeth Bone – miser sur les « médicobus », un dispositif qui va être évalué et pourrait être renforcé le cas échéant : « Une centaine de médicobus vont être déployés. On va ajuster ce plan tous les six mois. Au départ, on s’appuie sur l’expérience des gynécobus, qui marchaient très bien dans la ruralité. Donc pourquoi pas envisager d’en développer d’autres ? Même dans trois ou quatre ans, quand nos jeunes internes arriveront en ruralité et on aura plus de médecins avec la fin du numerus clausus, je pense que les médicobus seront encore utiles. »
Chaque année, 8 000 enfants naissent avec un trouble du spectre autistique. Longtemps utilisée, la psychanalyse ou la technique dite du « packing » sont désormais contre indiquées dans le traitement de ce trouble du développement neurologique. Renforcement du rôle des parents, suivi et diagnostic dès le plus jeune âge, Axel de Tarlé fait le point sur la prise en charge de cette pathologie, avec le sénateur socialiste Jean-Luc Fichet et Frédérique Bonnet-Brilhault, professeure de médecine Et la Santé ça va ?.
Alors que l’Anses préconise de réduire les taux de cadmium utilisés dans les engrais phosphatés, le gouvernement indique qu’un arrêté et un décret en ce sens ont été déposés sur le bureau du Conseil d’Etat. L’avis des sages est attendu courant avril.
En Franche-Comté, la maladie de Lyme frappe plus fort qu’ailleurs en France. Transmise par les tiques, elle laisse des familles entières dans l’errance médicale, entre symptômes invalidants et diagnostics incertains. Des malades se tournent vers l’Allemagne pour trouver des réponses, tandis que les spécialistes français alertent sur les risques des traitements prolongés. Au cœur de ce combat, le sénateur Jean-François Longeot (Union centriste), marqué par le calvaire d’un ami, se bat pour faire reconnaître cette maladie et accélérer la recherche.
Les sénateurs ont adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à mieux accompagner les parents dont les enfants sont en situation de handicap ou sont atteints d’une maladie grave. Le texte inclut plusieurs mesures de simplification administrative, notamment pour accéder à des dispositifs de soutien financier.