Santé
Selon une décision des Sages, rendue ce 17 juin, le projet de référendum d’initiative partagé (RIP) porté des parlementaires notamment de droite, en vue d’exclure de la notion de soin la provocation active de la mort, n’est pas recevable.
Le
Par Public Sénat
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Le sénateur Place Publique Bernard Jomier, médecin de formation, s’est ému ce mercredi dans l’hémicycle du Sénat de la masse de désinformations qui circule déjà à propos de l’hantavirus, et qui sont susceptibles de générer des réactions anxiogènes au sein d’une population encore marquée par la dernière crise sanitaire. L’élu appelle notamment le gouvernement à mieux protéger la communauté scientifique, dont certains membres subissent du harcèlement de la part des complotistes.
« La désinformation en santé a refleuri instantanément. Les anti-vax sont à la manœuvre. Oui, il y a des anti-vax alors qu’il n’y a pas de vaccin sur les antivirus. Les anti-vax ont vraiment été bercés trop près du mur ! », a étrillé l’élu. Il a ainsi épinglé « les complotistes qui ne veulent pas que notre population ait accès au savoir. » Bernard Jomier a longuement évoqué le harcèlement dont sont victimes certains chercheurs, appelant la ministre « à prendre des mesures pour les protéger ».
« Ils sont harcelés sur les réseaux sociaux, ils sont harcelés devant les tribunaux où les procédures se multiplient. L’ordre des médecins est apathique, les parquets largement indifférents quant à l’université, à Marseille, elle est parfois complice », a déploré ce médecin de formation. En 2024, l’Université d’Aix-Marseille (AMU) avait saisi sa commission de déontologie après des publications considérées comme problématiques sur les réseaux sociaux de la part d’anciens collaborateurs de l’infectiologue controversé Didier Raoult.
Dans sa réponse, Stéphanie Rist a rappelé sa volonté de constituer un observatoire de la désinformation en santé. « Nous avons annoncé une stratégie pour lutter contre les fausses informations avec le dispositif d’info-vigilance sur lequel nous travaillons, pour que nous puissions construire une sorte de task force efficace d’experts scientifiques », a-t-elle expliqué. « Dès qu’ils apercevront une fausse information, ils pourront agir très vite et de façon coordonnée, de manière massive, pour arrêter cette fausse information. »
Les 22 Français qui ont été identifiés comme cas contacts de la passagère néerlandaise du MV Hondius décédée de l’hantavirus sont « actuellement hospitalisés », a fait savoir le gouvernement. Désormais, l’exécutif s’emploie à rassurer la population face à un risque éventuel d’épidémie, considéré comme beaucoup plus faible que pour le Covid-19, dans la mesure où la souche des Andes du virus, celle qui a été détectée à bord du MV Hondius, se transmet plus difficilement. Le cas échéant, la France dispose d’un stock de masques pour y faire face pendant « minimum trois mois », a indiqué Matignon.