Spain Hantavirus Ship
Des passagers évacués du MV Hondius (AP Photo/Manu Fernandez)

Hantavirus : la France dispose de 3 mois de stocks stratégiques de masques, selon Matignon

Matignon a tenu à rassurer sur les stocks de masques disponibles en cas de vague épidémique. Par ailleurs, l’hantavirus étant peu contagieux, la question des masques ne semble pour le moment pas constituer un véritable problème.
Louis Mollier-Sabet

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Alors que 22 personnes identifiées en France comme cas contacts sont actuellement hospitalisées, Matignon annonce que « le stock stratégique de l’Etat est suffisant pour protéger le pays pendant minimum 3 mois en cas de vague épidémique », ajoutant que ce stock est supérieur à la cible actée en sortie de Covid-19.

« À ce stock stratégique s’additionnent tous les stocks privés et publics (établissements de santé, opérateurs, entreprises, collectivités) permettant d’étendre de plusieurs semaines cette capacité de protection », ajoute l’entourage du Premier ministre, insistant sur la capacité de production de masques sur le sol Français, « estimée entre 2,6 et 3,5 milliards de masques par an. » Une production « suffisante pour faire face à une pandémie type Covid-19 » et qui peut « être étendue si nécessaire. »

Le port du masque pas recommandé dans la rue pour une maladie « peu contagieuse »

Matignon rappelle par ailleurs qu’il n’y a « pas d’épidémie d’Hantavirus dans le monde aujourd’hui et un seul cas dans notre pays. » Les huit Français qui ont pris un premier avion le 25 avril au départ de Sainte-Hélène vers Johannesburg avec la passagère malade sont « tous hospitalisés dans des hôpitaux parisiens », tandis que les 14 autres cas contacts, du vol Johannesburg-Amsterdam que la passagère avait essayé sans succès de prendre vu son état de santé, le sont « dans différentes villes de France », a détaillé le ministère de la Santé.

Matignon insiste aussi sur la dimension « peu contagieuse » du virus, comme l’a fait l’infectiologue Benjamin Rossi sur notre antenne ce mercredi matin : « La contamination interhumaine nécessite des contacts prolongés et d’être dans une même pièce à moins de 2 mètres. Pour vous dire à quel point ce virus est peu contagieux, on a mis énormément de temps à découvrir qu’il pouvait y avoir des transmissions interhumaines. Ce virus n’a pas créé de grosses épidémies là où il a infecté des gens, or il y a des cas en Argentine tous les ans. On est plus sur une épidémie médiatique », a-t-il détaillé. Interrogé sur la nécessité de remettre en place des gestes barrières ou le port du masque, Benjamin Rossi a même paru surpris : « Dans la rue ? Non, on est encore une fois sur un virus qui n’a touché que des gens confinés dans un bateau avec des gens malades. »

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