Urgences : « Il n’y a pas de fermetures, mais un accès régulé », assure François Braun

Invité de l’émission Audition publique sur les chaînes parlementaires, le ministre de la Santé a contesté toute fermeture de services d’urgences, préférant parler d’accès régulé et de réorganisation.
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« Il n’y a pas de fermeture de services d’urgences ». Invité d’Audition publique, l’émission hebdomadaire de Public Sénat, LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro Live, le ministre de la Santé, François Braun s’est montré catégorique face à la sinistrose qui touche l’hôpital au début de l’été depuis maintenant quelques années.

Pourtant, un peu partout en France, des remontées de terrain font état d’une dégradation de la situation des urgences et de fermetures partielles de services. Mais peut-être est-ce une question de sémantique car le ministre préfère parler « d’accès régulé aux urgences ».

« Il y a des réorganisations. Quand vous avez trois services d’urgences dans une ville et qu’ils se sont mis d’accord pour se concentrer sur deux services simplement, ça en fait un de fermé mais c’est de la réorganisation », prend-il comme exemple estimant qu’il fallait « laisser les professionnels des territoires se réorganiser ».

Le ministre a rappelé « le réflexe » que les Français doivent garder en tête. « Si vous n’arrivez pas à joindre votre médecin traitant, vous faites le 15. Vous appelez le Samu qui évolue vers le service d’accès aux soins (SAS) […] C’est très important de passer par cette tour de contrôle qu’est la régulation médicale et de bien dire aux Français que les urgences vitales, les urgences graves sont assurées dans notre pays […] Vous avez une otite, une rage de dents, ce ne sont pas les urgences qui vont régler votre problème ».

A noter que le SAS ne couvre que la moitié de la population française. « L’autre moitié a le Samu, le 15. Et si vous appelez le Samu, on ne va pas systématiquement vous envoyer aux urgences. Une grande partie des appels sont réglés par des conseils médicaux. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas le SAS, qu’il n’y a pas des médecins généralistes disponibles dans chaque secteur pour prendre en charge des patients en médecine générale », a rappelé François Braun.

 

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