Abandon des animaux : « Ce que nous attendons maintenant du législateur, ce sont des mesures opérationnelles » déclare le président de la SPA

Abandon des animaux : « Ce que nous attendons maintenant du législateur, ce sont des mesures opérationnelles » déclare le président de la SPA

Invité de l’émission « On va plus loin », Jacques-Charles Fombonne, président de la Société Protectrice des animaux (SPA) explique comment lutter contre les abandons d’animaux, alors que la France est « championne » d’Europe dans ce domaine.
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100 000 animaux abandonnés chaque année en France. Les Français sont les recordmen d’Europe de l’abandon. Un triste titre, alors que la période estivale démarre et verra 60 000 nouveaux animaux abandonnés.

Dans une tribune du JDD de dimanche dernier, 240 parlementaires se sont engagés à déposer une proposition de loi pour « en finir avec ces abandons massifs »

« Nous sommes très contents de voir le législateur mettre la main à la pâte » assure Jacques-Charles Fombonne, fraîchement élu président de la Société Protectrice des animaux (SPA), après l’avoir été par intérim durant un an. « Ce que nous attendons maintenant du législateur, qui n’a pas été tout à fait à la pointe du combat, ce sont des mesures actives, opérationnelles. »

Alors que la loi punit de 2 ans de prison et de 30 000 euros d’amende, l’abandon d’un animal, rien ne semble changer dans ce domaine : « On se rend compte que la loi pénale ne suffit pas » explique le président de la SPA. « Il faut passer par l’éducation (…) Lorsque les enfants empêcheront leurs parents d’abandonner les animaux, on aura vraiment gagné. »

Jacques-Charles Fombonne passe un appel sur le plateau d’« On va plus loin » : « Si quelqu’un qui nous entend, peut m’aider à avoir un partenariat national avec le ministère de l’Éducation nationale, de façon à ce que mes agents (…) puissent aller dans les écoles, voir les jeunes enfants et leur expliquer ce qu’est un animal. »

Il insiste sur le rôle du maire qui, dans la loi, peut faire stériliser les chats mais qui laisse le plus souvent les associations de protection des animaux le faire et payer ces stérilisations : « On trouve très franchement que l’État se décharge sur les associations dans ce domaine. Il suffirait aux législateurs de dire « le maire doit » [faire stériliser les chats] et ça nous changerait vraiment la vie. »

Car le président de la SPA tient à rappeler qu’il n’a aucune subvention : « Nous payons nos refuges, nous payons l’entretien. Quand je construis un refuge, ça coûte 3 millions et demi à la SPA. Ce sont des sommes considérables. Si l’État peut nous aider, si les collectivités territoriales peuvent nous aider (…) ça nous aiderait beaucoup. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien avec Jacques-Charles Fombonne, président de la SPA (en intégralité)
07:59

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