Affaire Lactalis : les sénateurs identifient « une chaîne de responsabilités »
Les sénateurs ont examiné les conclusions de la mission menée sur l’affaire du lait infantile contaminé de Lactalis. Ils ont soulevé les erreurs cumulées de Lactalis et de la grande distribution.

Affaire Lactalis : les sénateurs identifient « une chaîne de responsabilités »

Les sénateurs ont examiné les conclusions de la mission menée sur l’affaire du lait infantile contaminé de Lactalis. Ils ont soulevé les erreurs cumulées de Lactalis et de la grande distribution.
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Par Alexandre Poussart et Adrien Develay

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Les sénateurs ont examiné les conclusions de la mission menée sur l’affaire du lait infantile contaminé de Lactalis. Depuis la fin de l’année 2017, 37 bébés ont été atteints de salmonellose en France après avoir consommé du lait infantile produit par le groupe Lactalis.

A la suite de ce scandale sanitaire, les commissions des Affaires sociales et économiques du Sénat ont mené une série d’auditions et interrogé les différents acteurs concernés : la direction de Lactalis, les services de l’Etat, la grande distribution et les associations de victimes.

« Plusieurs responsables » selon Alain Milon

« Il n’y a pas un seul responsable mais plusieurs », estime Alain Milon, le président (LR) de la Commission des Affaires sociales : « L’entreprise Lactalis qui a laissé sortir des produits contaminés, les agences de l’Etat qui auraient dû alerté plus tôt, et les distributeurs qui ont remis en rayon des produits contaminés alors qu’ils avaient été prévenus. » Auditionnés au Sénat, les acteurs de la grande distribution ont expliqué que des produits rappelés avaient été remis en vente.

« La sanction est la meilleure des préventions » pour Bernard Jomier

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Selon le sénateur socialiste Bernard Jomier, « les contrôles sanitaires positifs doivent être transmis automatiquement aux autorités, pour arrêter la chaîne de production ». En effet, l’audition du directeur général de l’Alimentation a révélé que Lactalis n’avait pas transmis ses contrôles positifs à la salmonelle de son usine de Craon (Mayenne). « Il faut vérifier que les sanctions soient effectives car parfois la sanction est la meilleure prévention. »

« Ne pas ajouter des normes supplémentaires »

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« Nous ne devons pas ajouter des normes supplémentaires aux normes européennes », plaide le sénateur (LR) Alain Chatillon. « L’enjeu n’est pas de renforcer les contraintes car la France a besoin de ses entreprises pour son commerce extérieur. » Le sénateur estime qu’il faut « préserver Lactalis, un groupe important historiquement implanté qui fait vivre les agriculteurs. »

Les sénateurs doivent publier leurs conclusions prochainement.

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