Illustration Police Nationale
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Agression d’un policier à Tourcoing : scandalisée, une partie de la classe politique relance le débat sur les peines minimales 

Les réactions politiques sont vives, après l’agression d’un policier, jeudi soir à Tourcoing. A droite, on appelle à mettre en place des peines minimales. Le syndicat de police Alliance dénonce une violence contre les forces de l’ordre qui « prospère » en France.
Quentin Calmet

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Les images sont choquantes et ont fait le tour des réseaux sociaux depuis hier. Un policier a été pris à partie et violemment roué de coups, jeudi 11 septembre 2025 vers 18h00, à Tourcoing, dans le Nord.

Le ministre démissionnaire de la Justice et ancien maire de la ville, Gérald Darmanin s’est rendu sur place, vendredi après-midi. Il a dénoncé ce passage à tabac d’un agent de la BAC (Brigade anticriminalité). Le garde des Sceaux a réitéré son souhait d’instaurer dans la loi des « peines minimales », appelant à « un débat pour savoir quel est le tarif minimum lorsqu’on commet des actes contraires à l’intégrité de la République ».

Gérald Darmanin a également dénoncé « un second scandale », avec la diffusion des images de l’agression sur les réseaux sociaux. Une enquête est d’ailleurs ouverte sur ce volet par le parquet de Lille, en plus des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, « aggravées puisqu’en réunion et en s’accaparant la matraque télescopique d’un policier », ainsi qu’une troisième pour le vol de trottinette avec menaces et intimidation.

« Ce n’est pas un dérapage, c’est un symptôme : la violence contre les forces de l’ordre prospère parce que l’impunité est désormais enracinée », a réagi dans un communiqué le syndicat de police Alliance.

Débat sur les peines minimales

Au Sénat, la droite a réagi en reprenant l’idée d’instaurer des peines minimales. Ainsi le sénateur des Bouches-du-Rhône, Stéphane Le Rudulier a expliqué sur X : « Les peines minimales sont la seule manière d’assurer une réponse pénale ferme et dissuasive. Le message à envoyer aux délinquants est clair : agresser un policier, un pompier, un soignant, c’est avoir la certitude d’avoir une peine sévère. »

Ce débat devait revenir à la rentrée avec un projet de loi annoncé par le garde des Sceaux sur la refonte du Code pénal. Un texte reporté sine die avec la chute du gouvernement Bayrou.

Toujours au groupe LR, Valérie Boyer a également réagi dénonçant de « lâches méthodes » [à] plusieurs contre un » et la volonté de « filmer humilier, dominer ».

Enfin, Marine Le Pen a dénoncé « ces agressions de plus en plus violentes contre les policiers deviennent notre quotidien et illustrent cette sauvagerie qui anime désormais les meutes de délinquants agissant en toute impunité ». La députée du Pas-de-Calais a ajouté : « Tout mon soutien à ce policier sérieusement blessé, à ses collègues et à ses proches. »

Trois mineurs ont été interpellés, le premier dès jeudi soir sur les lieux de l’agression, les deux autres, vendredi matin. Ils n’ont pas d’antécédents judiciaires.

Cette agression relance le débat sur la violence des mineurs alors qu’une proposition de loi a été adoptée par le Parlement au printemps. Portée par Gabriel Attal, elle a été largement adoptée au Sénat après une hésitation de la droite en commission. Le texte a été promulgué le 24 juin 2025 mais en partie censuré par le Conseil constitutionnel, notamment le volet sur les comparutions immédiates pour les mineurs.

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