Agriculture biologique, pêche à la lamproie en Gironde avec la sénatrice Françoise Cartron
Cette semaine dans « Manger c'est voter », Périco Légasse rencontre la sénatrice socialiste de Gironde Françoise Cartron, et part à la découverte du terroir et des initiatives agricoles de ce territoire.

Agriculture biologique, pêche à la lamproie en Gironde avec la sénatrice Françoise Cartron

Cette semaine dans « Manger c'est voter », Périco Légasse rencontre la sénatrice socialiste de Gironde Françoise Cartron, et part à la découverte du terroir et des initiatives agricoles de ce territoire.
Public Sénat

Par Amélia Morghadi

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Tour à tour, maire d'Artigues-près-Bordeaux, vice-présidente du conseil régional d'Aquitaine, vice-présidente de la communauté urbaine de Bordeaux, Françoise Cartron devient sénatrice (PS) de Gironde en 2008. Enseignante de formation, elle très impliquée dans les questions d’éducation. Elle nous fait découvrir son département.

 

francoise_cartron.png

 

Le panier de Françoise Cartron

Dans le bassin d’Arcachon, on rejoint Marc Druart dans le port le plus ancien de l’ostréiculture, en activité depuis 1870. Ici, les huîtres sont indigènes, c’est-à-dire qu’elles sont nées dans le milieu naturel et non en écloserie. Au bord de l’océan, la sénatrice déguste en compagnie de Périco Légasse ces huîtres à la chair ferme, fière du patrimoine culinaire de son département.

Pour continuer ce voyage à travers le terroir girondin, direction Eysine chez Aurore et Philippe Sournac. Cette zone maraîchère, implantée dans un environnement périurbain, à quelques kilomètres de Bordeaux, existe depuis 700 ans.

Une partie des cultures sont sous serre, et l’ensemble de l’exploitation est bio. Philippe Sournac témoigne sur les débuts de cette aventure de maraîchage : « C’était dur, on avait très peu d’aides, mais il y a une attente, et le consommateur est content ». Aillet, épinards, radis… ils fournissent directement au consommateur en passant par des réseaux d’AMAP. Comptez 12,50 € pour un grand panier de légumes livré toutes les semaines. « Bien manger n’est pas toujours plus cher ! » réagit la sénatrice Françoise Cartron.

 

 

lamproie.png

Sur son petit bateau à moteur, Philippe Vignac est pêcheur de lamproie. Espèce préhistorique, semblable à l’anguille, avec une bouche remplie de dents acérées, la lamproie était autrefois considérée comme un mets de choix. Mais beaucoup se font désormais manger par les silures. Actuellement, le fleuve de la Dordogne compte seulement 35 pêcheurs contre 150 auparavant : un patrimoine de plus à préserver pour Françoise Cartron.


Un EHPAD où l'on prend plaisir à manger

À Créon, à l’est de Bordeaux, un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) d’un nouveau genre a vu le jour. Sa directrice Maryse Pichon, par ses initiatives, permet aux résidents de vivre des vrais moments de bonheur et de partage à travers les repas.

Les pensionnaires vont faire les courses avec le personnel de l’établissement, le sourire aux lèvres, heureux de cette sortie ensoleillée. Ici l’ensemble des repas est préparé avec des produits locaux, et de bonne qualité, ce qui est loin d’être le cas de la plupart des EHPAD. Maryse Pichon dénonce l’absurdité de certaines normes alimentaires : « On est soumis à une réglementation drastique qui nous oblige à ne pas faire cuire de la viande saignante, on utilise des œufs en poudre, mais nous nous autorisons à faire des entrecôtes et des œufs au plat ».

La sénatrice Françoise Cartron est en colère lorsqu’on évoque la situation des EHPAD en France, et salue l’action de cette directrice : « Je trouve qu’on déshumanise un lieu qui doit être ô combien humain. Elle continue à donner du plaisir aux résidents. »

Un EHPAD atlernatif #MCV
03:01

Les courses finies, de retour dans le jardin de la résidence, les retraités s’affairent autour du barbecue, en regardant leur entrecôte griller. Maryse Pichon est catégorique : « Ce n’est pas parce qu’on a 90 ans que tout s’arrête ! ». Son message : « Oui à un moment les choses s’arrêtent, mais elles s’arrêteront pour tous, donc en attendant, mangeons, profitons ! ».

 

Retrouvez l’émission « Manger c’est voter », avec Françoise Cartron le 5 juillet 2018 à 23 h 00 et le samedi 7 juillet 2018 à 21 h 30 sur Public Sénat.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Agriculture biologique, pêche à la lamproie en Gironde avec la sénatrice Françoise Cartron
6min

Société

Réinsertion : la prison remplit-elle encore sa mission ?

En France, environ 90 000 détenus sortent chaque année de prison. Leur réinsertion devient alors un enjeu majeur pour notre société. Mais à l'heure où près de deux détenus sur 3 récidivent 5 ans après leur libération, la sénatrice centriste Dominique Vérien, co-autrice d'un rapport sur l'exécution des peines, souhaite redonner du sens aux sanctions pénales. Développement des aménagements de peine et des alternatives à l’incarcération, les pistes sont nombreuses… Dans le cadre d’un documentaire, Public Sénat fait le portrait de détenus et d’ex-détenus qui tentent de se reconstruire une vie après la prison.

Le

Agriculture biologique, pêche à la lamproie en Gironde avec la sénatrice Françoise Cartron
3min

Société

« Pour certains c’est trop dur de se dire que s’il y a des femmes violentées, c’est qu’il y a des hommes violents », s’interroge Ghada Hatem

Il y a 10 ans maintenant Ghada Hatem médecin gynécologue fondait la première maison des femmes à Saint-Denis. Un lieu pour soigner les femmes victimes de violences psychologiques ou sexuelles. 10 ans après, le modèle a essaimé partout en France. Mais que pense-t-elle de la hausse des féminicides et du retour de discours masculinistes qui séduisent de plus en plus de jeunes hommes ? Ghada Hatem répond à toutes les questions de Rebecca Fitoussi dans l’émission « Un monde, un regard ».

Le

JEUNE FILLE CONNECTEE SUR SON TELEPHONE PORTABLE
6min

Société

Désinformation : la numérisation des pratiques, terreau fertile des ingérences étrangères

Quatre Français sur 10 s’informent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Or, les nouveaux espaces informationnels échappent largement aux outils de régulation, une brèche pour les puissances étrangères malveillantes. Cette question était au cœur d’un colloque organisé par l’Arcom et le Sénat sur la liberté d’expression à l’heure du numérique.

Le