Albert Camus  ou l’écrivain à hauteur d’homme
A l’occasion des 57 ans de la mort d’Albert Camus, le 4 janvier 1960, Public Sénat diffuse « Camus », une fiction de Laurent Jaoui avec Stéphane Freiss dans le rôle-titre.

Albert Camus ou l’écrivain à hauteur d’homme

A l’occasion des 57 ans de la mort d’Albert Camus, le 4 janvier 1960, Public Sénat diffuse « Camus », une fiction de Laurent Jaoui avec Stéphane Freiss dans le rôle-titre.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

 

C’est parce qu’il n’a pas pris le train qu’Albert Camus meurt ce 4 janvier 1960. Le destin fait qu’il décède à 46 ans dans un accident de voiture alors qu’il revient de sa maison de Lourmarin dans le Lubéron, avec son ami Michel Gallimard au volant. Dans sa sacoche se trouve le manuscrit du « Premier homme », roman inachevé qui ne paraîtra qu’en 1994, grâce à sa fille Catherine. La fiction de Laurent Jaoui, que Public Sénat diffuse en ce mois de janvier, revient sur les dix dernières années de l’écrivain et dramaturge : sa difficulté d’écrire, son amour du théâtre et des femmes, ses tiraillements au moment de la guerre d’Algérie et sa brouille avec Sartre, qui lui écrira à la sortie de « L’homme révolté » : « Il se peut que vous ayez été pauvre mais vous ne l’êtes plus. Vous êtes un bourgeois comme Jeanson et comme moi ».

L’enfance pauvre en Algérie, justement, est évoquée, et bien sûr l’amour immense que Camus porte à sa mère, femme de ménage illettrée qui l’élèvera, alors que le père est mort à la guerre de 14. On aperçoit son instituteur Monsieur Germain, entré dans la légende lui aussi, lorsque Camus lui écrira une lettre de remerciements après avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1957 : « On vient de me faire un bien trop grand honneur que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé ».

Si Camus reste aujourd’hui si contemporain, c’est également pour tout cela. Lui qui, même mort, a suscité convoitise et polémique. En 2009, Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a souhaité le transférer au Panthéon. Le fils de Camus, Jean, s’y est opposé.

Dans une des dernières interviews de l’écrivain, à la question : « Monsieur Camus, appartenez-vous encore à la gauche ? » il répondit : « Oui, malgré elle et malgré moi ».

 

 

La fiction « Camus » de Laurent Jaoui est diffusée sur Public Sénat samedi 28 janvier 2017 à 22h20 et rediffusée dimanche 29 janvier à 10h20 et 18h50.

Partager cet article

Dans la même thématique

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
6min

Société

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : « On a perdu du temps en ne partant pas du texte du Sénat », déplore la sénatrice Catherine Morin-Desailly

Après la censure du Conseil constitutionnel il y a un mois jour pour jour de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Laure Miller, Emmanuel Macron a soumis une nouvelle version de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ce lundi 14 septembre. Du côté du Sénat, en fin d’année 2025, une proposition de loi sur ce sujet, portée par la sénatrice centriste Catherine Morin-Desailly, avait été adoptée mais n’avait pas été reprise par le gouvernement.

Le

INDRE : Pregnant and confined.
7min

Société

« Du plancher collant au plafond de mère » : la maternité, un des principaux facteurs d’inégalité entre les femmes et les hommes

Alors que les nombreux débats autour de la démographie et de la natalité en France ont émergé ces derniers mois, ce mercredi 9 septembre, le Haut Conseil à l’égalité (HCE) a publié un rapport de 166 pages rappelant que la maternité est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de persistance des inégalités socio-économiques entre les femmes et les hommes.

Le

Albert Camus  ou l’écrivain à hauteur d’homme
8min

Société

Périscolaire : à Paris, la procureure face à « une massification des signalements »

Face à la multiplication des affaires de violences sexuelles dans le périscolaire, à Paris, la procureure de la République du tribunal de Paris, Laure Beccuau, reconnaît qu’« il faut restaurer la confiance ». Avec « 2.900 enquêtes en cours » sur les violences sexuelles subies par les mineurs, « les violences périscolaires, c’est à peu près 10 % des dossiers », souligne-t-elle. Soit « 235 enquêtes pénales ouvertes par le parquet de Paris pour violences en milieu scolaire et périscolaire », précise la sénatrice LR, Agnès Evren.

Le