C’est un visage méconnu du grand public et pourtant Aurélie Jean est une femme influente. Cette scientifique numérique a même été classée parmi les 40 Françaises les plus influentes de l’année 2019par le magazine américain Forbes. Au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission « Un monde, un regard », cette entrepreneuse française spécialisée dans les algorithmes se livre sur son parcours brillant et inspirant.
Aurélie Jean : la réussite américaine d’une mathématicienne formée à « l’école publique et gratuite »
C’est un visage méconnu du grand public et pourtant Aurélie Jean est une femme influente. Cette scientifique numérique a même été classée parmi les 40 Françaises les plus influentes de l’année 2019par le magazine américain Forbes. Au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission « Un monde, un regard », cette entrepreneuse française spécialisée dans les algorithmes se livre sur son parcours brillant et inspirant.
Par Public Sénat
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Elle se définit comme une « nerd », « très concentrée sur ce qu’elle fait », elle adore être seule dans son travail, même si elle est très sociable. Et en l’écoutant au micro de Rebecca Fitoussi, si affable et passionnée, en effet, Aurélie Jean a beaucoup de choses à nous dire et à nous apprendre. Sur son métier tout d’abord, qui peut paraître encore obscur pour bon nombre d’entre nous. « Scientifique numéricienne, je développe des modèles mathématiques, des algorithmes pour simuler des phénomènes du monde dans le but de répondre à des questions, de comprendre des phénomènes et de résoudre des problèmes. » Un métier, un domaine dans lequel évoluent trop peu de femmes, regrette-t-elle. Aurélie Jean s’est d’ailleurs donné pour objectif de convaincre les jeunes femmes de choisir la voie scientifique, elle tente aussi de démocratiser sa discipline, de « la rendre accessible à tous ».
L’illectronisme ne touche pas que les seniors
Cette surdouée de 39 ans porte aussi d’autres combats parmi lesquels l’illectronisme qui n’est pas qu’un privilège de l’âge « L’illectronisme, on parle souvent des seniors, mais je peux vous assurer que les plus jeunes utilisent ces outils, donc ils ont une aisance dans leur utilisation mais ils n’en comprennent pas les tenants et les aboutissants, ne comprennent pas les mécanismes qui font marcher ces technologies. Donc je pense que cela touche un peu tout le monde l’illectronisme, c’est dans l’usage, mais c’est aussi dans la compréhension. » Et pour toucher le plus grand nombre, l’auteure à succès continue d’écrire des livres, comme son best-seller « De l’autre côté de la machine ».
En France, on ne fait pas assez confiance « aux outsiders »
Depuis 5 ans, Aurélie Jean vit entre la France et les Etats-Unis, berceau des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Des géants numériques tous américains, et ce n’est pas un hasard selon cette passionnée des sciences numériques appliquées. « Steve Jobs avait dit ça à Mitterrand. Mitterrand lui avait posé la question : mais qu’est-ce qu’on peut faire pour avoir un Apple chez nous ? Et Steve Jobs lui avait dit, vous ne faites pas assez confiance aux outsiders, aux gens dans leur garage. » Une différence notoire qui visiblement change tout. « Je pense qu’en France, et je peux d’autant plus le dire que j’ai fait des grandes écoles, je pense que cela enferme aussi. Ce sont des écoles qui m’ont formée, et moi j’ai eu la chance d’être formée gratuitement, car je n’ai fait que des écoles publiques. Donc on a cette force en France, mais on a tendance à ne regarder que le diplôme et ne pas regarder ce que vous avez fait. »
L’Europe fait face à une chute de la natalité ces dernières années qui aura des conséquences sur son économie et son modèle social. Pour résoudre cette crise démographique, faut-il développer la politique familiale ou accélérer l’immigration ? C’est le débat de la semaine dans Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat.
Invitée de notre matinale, la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes a estimé qu’il était de la responsabilité de Patrick Bruel de continuer à se produire ou non, alors que le chanteur est visé par de nombreuses accusations de violences sexuelles. « La décision lui revient, pas à une ministre », a-t-elle résumé.
Invitée de notre matinale, la ministre de l’Egalité est revenue sur les annonces du gouvernement pour protéger les enfants des violences qu’ils subissent dans le périscolaire, avec notamment la mise en place d’une « liste noire » pour empêcher le recrutement d’agresseurs et le renforcement des « contrôles d’honorabilité. »
Selon Matignon, le projet de loi qui doit organiser la fusion des prestations sociales va faire l’objet d’une nouvelle concertation avec les associations, les partenaires sociaux, ou encore groupes politiques. Le texte ne devrait pas être examiné avant l’automne.