Auxiliaires de vie scolaire (AVS) : un casse-tête pour les parents
Les invités de l’émission « On va plus loin » déplorent les manquements concernant l’accompagnement scolaire des enfants ayant un handicap.

Auxiliaires de vie scolaire (AVS) : un casse-tête pour les parents

Les invités de l’émission « On va plus loin » déplorent les manquements concernant l’accompagnement scolaire des enfants ayant un handicap.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Cette année plus de 3000 enfants avec un handicap n’ont pas eu d’accompagnants scolaires à la rentrée. Un obstacle supplémentaire dans le parcours du combattant des familles avec enfant handicapé, dont les auxiliaires de vie scolaire (AVS), quand ils sont présents, se succèdent régulièrement.

C’est un « problème récurrent » selon Bénédicte Kail, conseillère nationale en charge des questions relatives à la scolarité à l’association des paralysés de France : « Il y a deux types de contrats à l’heure actuelle pour être auxiliaire de vie scolaire. Une partie d’entre eux, la majorité, sont des contrats aidés. Donc, on est plutôt dans une problématique d’accompagnement à l’emploi (…) Ce sont des contrats courts, de maximum deux ans, voire même un an renouvelable (…) Tant qu’il y aura des contrats aidés, il y aura toujours des problèmes de recrutement. La façon de s’en sortir, c’est de pérenniser ces contrats. C’est une évidence ».

Dorota Sitbon, membre du Collectif Citoyen Handicap et mère d’un enfant autiste, explique comment ce problème de recrutement se traduit au quotidien : « Parfois on vous dit non, parfois on vous dit oui, mais ce n’est pas une garantie que le 1er  septembre vous allez trouver une AVS à l’école. Parfois vous arrivez avec votre enfant, vous l’avez préparé pendant un mois, deux mois (…) : « Tu vas aller à l’école comme ta sœur, comme ton frère »… et le jour J,  vous vous retrouvez devant l’école et on vous dit : « Ah mais non Madame, elle n’a pas été recrutée, il faut attendre » ».

Comment faire alors pour qu’il y ait un vrai suivi de l’enfant ? D’autant plus, que la formation des AVS est aléatoire : « Il n’y a aucune formation qui est exigée » déplore Dorota Sitbon.

Jean-Louis Garcia, président de l’association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) renchérit : « Il faut que les auxiliaires qui accompagnent [les enfants] soient formés et rémunérés dignement. Et qu’ils soient dans cette action parce qu’ils en ont envie, parce que c’est un goût, parce que c’est un engagement. Et non par défaut ».

Face à ces manquements, le président de l’APAJH a des mots forts : « C’est le droit qui est bafoué. Chaque enfant de la République  a droit à l’école de tous, c’est la loi de 2005. (…) Le gamin doit vivre avec les autres gamins de son âge, dans la même enceinte, avec les accompagnements dont il a besoin ».

Débat OVPL : Auxiliaires de vie scolaire (AVS) : un casse-tête pour les parents
25:33

Débat OVPL en intégral

Partager cet article

Dans la même thématique

Xenia
8min

Société

Titre de séjour de Xenia Fedorova : attribution, renouvellement, retrait… quelles règles pour la carte de résident de longue durée ?

Alors que la chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova, ancienne patronne de RT France, est devenue incontournable sur les chaînes du groupe Bolloré, les conditions d’octroi de sa carte de résident en 2024 interrogent. Face aux soupçons de passe-droit, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, réfute toute ingérence politique et invoque une procédure administrative classique.

Le

Auxiliaires de vie scolaire (AVS) : un casse-tête pour les parents
3min

Société

Patrick Bruel : « Les conditions sont-elles réunies pour qu’il se produise sur scène ? » interroge Aurore Bergé

Invitée de notre matinale, la ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes a estimé qu’il était de la responsabilité de Patrick Bruel de continuer à se produire ou non, alors que le chanteur est visé par de nombreuses accusations de violences sexuelles. « La décision lui revient, pas à une ministre », a-t-elle résumé.

Le

Auxiliaires de vie scolaire (AVS) : un casse-tête pour les parents
3min

Société

Périscolaire : Aurore Bergé plaide pour « une liste noire générale » pour garantir que des agresseurs ne soient pas embauchés

Invitée de notre matinale, la ministre de l’Egalité est revenue sur les annonces du gouvernement pour protéger les enfants des violences qu’ils subissent dans le périscolaire, avec notamment la mise en place d’une « liste noire » pour empêcher le recrutement d’agresseurs et le renforcement des « contrôles d’honorabilité. »

Le