« Bloquons tout » : des « pots de départ » pour François Bayrou organisés partout en France
Alors que François Bayrou s’exprime devant les députés dans le cadre du vote de confiance qui pourrait décider de son avenir à Matignon, un mouvement symbolique prend de l’ampleur dans le pays. Depuis plusieurs jours, les réseaux sociaux relaient des appels à organiser des « pots de départ » en son honneur, avec des rassemblements prévus ce lundi 8 septembre devant de nombreuses mairies.
Le mot d’ordre est simple : « Bye Bye Bayrou ». Sur les visuels qui circulent, on voit le Premier ministre coiffé d’un chapeau pointu et adressant un signe de la main, comme lors d’une fête d’adieu. Ces images ont été diffusées des milliers de fois sur Facebook, X ou Telegram. Elles s’inscrivent dans la dynamique des mobilisations prévues pour le 10 septembre, et sont reprises par des organisations comme Attac, certains syndicats, La France insoumise ou encore le Nouveau Parti anticapitaliste. À Paris, le NPA appelle à se rassembler à 20 heures devant l’Hôtel de Ville « pour préparer le 10 septembre et la suite ».
Partout en France
Dans plusieurs villes, l’initiative prend des formes différentes : fête populaire à Lyon, assemblée générale à Brest, rassemblements plus discrets ailleurs. Entre ironie et contestation, ces « pots de départ » traduisent un mélange d’humour et de défiance politique. Mais alors que le Premier ministre plaide pour sa survie devant l’Assemblée nationale, ces rassemblements traduisent aussi un climat de défiance généralisé.
Alors que les dépenses de la protection de l’enfance sont en hausse de 70 % entre 1998 et 2023, le secteur est en difficulté, avec une « crise de vocations » et une prise en charge qui n’est pas à la hauteur pour les enfants. Un rapport du Sénat met sur la table 16 recommandations, appuyées par les bonnes pratiques repérées dans les territoires, pour tenter d’améliorer la situation.
Dès le plus jeune âge, des inégalités de genre apparaissent dans les filières scientifiques et tendent à s’affirmer tout au long du parcours des femmes, pointe un rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat, fruit de huit mois de travaux et de l’audition de 120 personnes. Les rapporteures formulent vingt recommandations.
L’année 2025 s’inscrit une nouvelle fois comme une année noire pour le logement. Tous les indicateurs du mal-logement se sont détériorés, dans un contexte de pauvreté accrue, d’inégalités persistantes et d’instabilité politique. Le 31ᵉ rapport annuel de la Fondation pour le logement des défavorisés, ex-Fondation Abbé Pierre, dresse un constat sévère et appelle à une mobilisation des élus locaux.
Quatre Français sur 10 s’informent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Or, les nouveaux espaces informationnels échappent largement aux outils de régulation, une brèche pour les puissances étrangères malveillantes. Cette question était au cœur d’un colloque organisé par l’Arcom et le Sénat sur la liberté d’expression à l’heure du numérique.