Boris Cyrulnik : « Nous ne sommes pas tous égaux devant la résilience »
Si nous sommes tous capables de résilience, pour le pédopsychiatre Boris Cyrulnik, nous ne sommes pas tous égaux face à ce mécanisme qui permet de se relever des traumatismes que l’on traverse. Pour le médecin, la sécurité affective dans la petite enfance explique notre capacité à saisir la main tendue après un drame, comme il l’explique dans l’émission « Un monde, un regard » au micro de Rebecca Fitoussi.

Boris Cyrulnik : « Nous ne sommes pas tous égaux devant la résilience »

Si nous sommes tous capables de résilience, pour le pédopsychiatre Boris Cyrulnik, nous ne sommes pas tous égaux face à ce mécanisme qui permet de se relever des traumatismes que l’on traverse. Pour le médecin, la sécurité affective dans la petite enfance explique notre capacité à saisir la main tendue après un drame, comme il l’explique dans l’émission « Un monde, un regard » au micro de Rebecca Fitoussi.
Public Sénat

Par Pierre Bonte-Joseph

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Guerre, covid-19, réchauffement climatique, nous sommes confrontés à des crises à répétition dont on peut triompher à condition de pouvoir y survivre et qu’on puisse se relever psychiquement. Et la façon dont on s’est construit affectivement pendant la petite enfance est centrale dans notre capacité à dépasser les épreuves.

Ainsi pour Boris Cyrulnik, le dépassement du traumatisme repose en grande partie sur la capacité que l’enfant a eue de faire confiance à un tiers lorsqu’il a été confronté à une épreuve lourde. Les enfants isolés dans les premières années de leur vie auront plus de mal à dépasser leurs traumatismes.

Dépasser nos traumatismes nous permet de continuer à vivre

Une nécessité pourtant si l’on en croit le médecin, pour qui, si la résilience ne s’opère pas, les conséquences sur la santé peuvent être dramatiques : « Si on laisse les gens seuls, ils répètent l’horreur ils ne pensent qu’à ça. Ils sont prisonniers du passé, et quand on est prisonnier du passé on sécrète les chromosomes du stress qui provoquent une usure des chromosomes […] c’est-à-dire que l’espérance de vie diminue. »

Et le psychiatre de poursuivre : « Si le stress est chronique, on ne sait pas pourquoi, on ne se sent pas bien, on est irritable, et les hormones du stress finissent par user le cœur, les vaisseaux, tous les métabolismes. Et c’est pour ça que dans les classes sociales difficiles où il y a de la précarité l’espérance de vie est très nettement inférieure à ceux qui arrivent à organiser une vie avec des épreuves dont ils triomphent ».

Revoir l’intégralité de l’émission en replay

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Clashes Between Protesters and Police During Student Demonstration in Paris
5min

Société

17 octobre : En cas d’« affrontements graves et lourds », « tous les types d’armes intermédiaires peuvent être utilisées », déclare le ministre de l’Intérieur

Au total, « on a identifié environ 250 appels à des actions de voie publique et on s’attend à environ 80 cortèges » dans toute la France, a expliqué le ministre de l’Intérieur. En cas de « violences urbaines graves », il a annoncé ce matin que les forces de l’ordre pourront finalement utiliser les grenades assourdissantes lors des manifestations prévues demain. Sur les réseaux sociaux, des « guides de survie » pour manifester avec les bons réflexes fusent.

Le

Paris Journee mondiale de lutte contre le Sida
5min

Société

VIH : « La sérophobie doit être inscrite comme une discrimination à part entière », plaide la sénatrice écologiste Anne Souyris

Ce lundi était organisé au Sénat un colloque avec les Etats généraux des personnes vivant avec le VIH. Cette initiative, portée par les sénateurs Rémi Féraud (PS) et Anne Souyris (Les Écologistes), visait à présenter leur proposition de loi pour inscrire la sérophobie comme une discrimination « à part entière.

Le

French High School Students Take Part in “Act 4” Protest in Paris
4min

Société

Mouvements lycéens : Le point sur les mobilisations et blocages

La mobilisation des lycéens se poursuit de jeudi pour l’acte IV, rejoint par les étudiants. Les syndicats appellent à de nouveaux rassemblements dans plusieurs villes. Les trois syndicats lycéens doivent être reçus dans l'après-midi par les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, réclamant des mesures concrètes.

Le