Ces mères courages qui luttent contre les réseaux de drogues marseillais
Dans ce documentaire d’Edouard Bergeon et Philippe Pujol, trois mères se battent contre vents et marées pour que justice soit faite. Leurs enfants ont été pris dans la spirale de la drogue, certains ont été assassinés et pourtant, il faut avancer. Faire son deuil, recommencer à vivre, à travailler, autant de choses qui relèvent d’un combat permanent.  

Ces mères courages qui luttent contre les réseaux de drogues marseillais

Dans ce documentaire d’Edouard Bergeon et Philippe Pujol, trois mères se battent contre vents et marées pour que justice soit faite. Leurs enfants ont été pris dans la spirale de la drogue, certains ont été assassinés et pourtant, il faut avancer. Faire son deuil, recommencer à vivre, à travailler, autant de choses qui relèvent d’un combat permanent.  
Public Sénat

Par Pauline Vilchez

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Il n’est pas rare d’apprendre dans les JT qu’un nouveau règlement de compte s’est produit dans les quartiers Nord de Marseille. Fusillade sur fond de trafic de drogue, à chaque fois ce sont des jeunes vies qui s’arrêtent. Ce ne sont pas seulement leurs vies qui s'arrêtent, mais aussi celles de leurs mères. Comme le dit l’une d’entre elles, Baya : « Quand on tue un jeune, c’est toute sa famille qu’on tue et qu’on anéantie ».

Un combat contre la rue

« Un fils accompagne sa mère jusqu’au cimetière, pas le contraire ». Dès les premiers mots du documentaire, le ton est donné. C’est un cri de rage, de chagrin, de désespoir que lancent Souad, Céline et Baya. Des mamans dont la vie s’est arrêtée en même temps que celles de leurs enfants.

« Quand on tue un jeune, c’est toute sa famille qu’on tue et qu’on anéantie »

"L'argent, la notoriété et la consommation de cannabis" sont les trois critères qui favorisent la délinquance.
01:12

 

« Assidu à l’école », « respectueux », « bagarreur », autant de qualificatifs qui ne laissent rien présager du destin tragique auxquels ces jeunes Marseillais vont se heurter. Chacune à sa manière, a essayé de protéger ses enfants de l’influence, de l’effet de groupe, de l’appât du gain, de l’argent facile. Unanimement, leurs témoignages soulignent leur volonté de les éduquer et de répondre à leurs besoins. Mais comme le résume Souad « l’argent, la notoriété et la consommation de cannabis » sont les trois critères qui favorisent la « spirale » dans laquelle son enfant a sombré.

Que justice soit faite

Deux de leurs fils leur ont été enlevés. Tués par armes à feu, l’un a ensuite été brulé dans sa voiture… des crimes violents et encore impunis. Le troisième lui, n’est pas mort, sa mère a risqué la vie de tous ses enfants, « pour n’en sauver qu’un… Mais c’était nécessaire ». Désemparée elle raconte s’être tournée vers la justice, en allant porter plainte contre son propre fils. En vain puisque sa plainte n’a pas abouti.

"Dans les quartiers nord de Marseille, il n'y a plus rien pour les jeunes"
01:51

« Ce sont les victimes du système, de la précarité. »

Tout au long de ce documentaire, la responsabilité de l’État  et de la justice est remise en question. Leur désinvestissement dans les cités et les banlieues, en fermant « piscines, stades, tout », est-il la cause d’une jeunesse poussée aux délits ou n’est ce que l’accélération d’un dénouement prévisible ? Pour Céline, la réponse est sans appel, « ce sont les victimes du système, de la précarité ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Encadrement des loyers a Paris
6min

Société

Encadrement des loyers : un « compromis » entre l’Assemblée et le Sénat qui permet « d’échapper au pire », selon le sénateur communiste Ian Brossat

Le Sénat a voté mercredi pour prolonger de deux ans l'expérimentation de l'encadrement des loyers dans une version minimaliste : il ne sera ni étendu ni renforcé. Un « compromis » nécessaire pour le maintien du dispositif dont la date butoir est fixée au 24 novembre. Le texte doit désormais revenir à l’Assemblée nationale.

Le

Paris Clashes Between Protesters and Police During Student Demonstration in Paris
5min

Société

17 octobre : En cas d’« affrontements graves et lourds », « tous les types d’armes intermédiaires peuvent être utilisées », déclare le ministre de l’Intérieur

Au total, « on a identifié environ 250 appels à des actions de voie publique et on s’attend à environ 80 cortèges » dans toute la France, a expliqué le ministre de l’Intérieur. En cas de « violences urbaines graves », il a annoncé ce matin que les forces de l’ordre pourront finalement utiliser les grenades assourdissantes lors des manifestations prévues demain. Sur les réseaux sociaux, des « guides de survie » pour manifester avec les bons réflexes fusent.

Le