Crise entre l’Olympique de Marseille et ses supporters : « Les dirigeants veulent le beurre et l’argent du beurre », dénonce Jérémy Bacchi

Crise entre l’Olympique de Marseille et ses supporters : « Les dirigeants veulent le beurre et l’argent du beurre », dénonce Jérémy Bacchi

Au Sénat, le conflit entre la direction de l’Olympique de Marseille et ses supporters est observé avec acuité par les élus des Bouches-du-Rhône. Si tous dénoncent les violences, nombreux sont ceux à défendre les clubs « ultras ».
Public Sénat

Par Pierre Maurer

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« Tout Marseille vous le réclame : PARTEZ !!! ». Entre la direction de l’Olympique de Marseille et ses supporters, le torchon brûle depuis de longs mois. Mais ces dernières semaines, la tension a atteint son paroxysme entre marasme sportif, mise à pied de l’entraîneur et intrusion avec violences au sein du centre d’entraînement du club. La défiance se cristallise en particulier autour de la figure du président du club : Jacques-Henri Eyraud. Dernier épisode en date, le club a annoncé dans un communiqué lundi une initiative baptisée « Agora OM », présentée comme une « grande concertation » avec « tous les supporters du club » et une « main tendue à tous les supporters », y compris la frange qui a attaqué le centre d’entraînement le 30 janvier. En parallèle, le directeur général du club, Hugues Ouvrard, a envoyé un courrier à tous les groupes de supporters pour les avertir qu’il envisageait de « mettre fin à la convention sur les abonnements » qui lie le club et ces associations.

Une menace qui a entraîné une levée de boucliers au sein des élus marseillais et des clubs de supporters. Le maire socialiste Benoît Payan a estimé la démarche « incompréhensible » et suggéré à Jacques-Henri Eyraud de « calmer le jeu », alors que Samia Ghali, sa maire-adjointe, a invité la ministre des Sports Roxana Maracineanu à participer à « une médiation nécessaire ». La présidente de la métropole Aix-Marseille et du département Martine Vassal (LR), le sénateur communiste Jérémy Bacchi… Tous se sont engouffrés dans la brèche et une rafale de lettres ouvertes s’est abattue lundi soir sur les réseaux sociaux.

« C’est avec une grande surprise mais aussi beaucoup de colère que j’ai pris connaissance de votre projet agora », écrit ainsi Jérémy Bacchi à l’adresse de la direction de l’OM.  « Ce projet s’inscrit dans une longue lignée de régressions des libertés individuelles et collectives amorcée il y a déjà plusieurs années par le pouvoir politique pour limiter la dimension populaire du football, au profit d’un football business, sans passion ni ferveur », dénonce-t-il.

Du côté des supporters, loin de calmer le jeu, cette nouvelle prise de position de la direction a été vécue comme une attaque. Lundi soir, dans un communiqué commun, les six groupes organisés (Dodgers, Winners, Fanatics, MTP, Commando Ultra et Club des amis de l’OM) ont ainsi répondu à Hugues Ouvrard, estimant que la rupture était « consommée » et le dialogue « devenu impossible ». « Nous ne vous considérons plus, ni vous-même, ni celui qui s’exprime à travers vous, Jacques-Henri Eyraud, comme dirigeants de l’Olympique de Marseille […] ».

« On a le sang chaud, c’est comme ça »

Au Sénat, les élus des Bouches-du-Rhône ne sont pas surpris. « C’est un club qui fait partie de l’amortisseur social de Marseille et du grand Marseille. Et donc c’est un club vivant, les gens sont passionnés. Dans la passion, il n’y a pas le mot raison, donc parfois ça va un peu plus loin que la raison. C’est normal, c’est chez nous, on a le sang chaud, c’est comme ça », relativise le sénateur Les Républicains Patrick Boré. Jérémy Bacchi, lui, ne décolère pas. « Les dirigeants veulent le beurre et l’argent du beurre ! C’est-à-dire des supporters qu’ils veulent transformer en spectateurs, qui seraient assis dans un stade sans passion mais qui continueraient à avoir des dépenses de marketing, des recettes, comme s’il y avait la même passion. Ce n’est pas possible, en tout cas pas dans une ville populaire comme la nôtre », tance-t-il affublé de son masque marqué du logo du club phocéen. Un dialogue est-il encore possible ? « La question qui se pose c’est la stratégie qu’a Monsieur Jacques-Henri Eyraud pour l’avenir du club avec le propriétaire Franck McCourt. Je me demande aussi s’il n’est pas trop tard pour calmer le jeu. Il y a une confiance qui s’est brisée entre cette ville et le président du club. Des lignes ont été franchies de part et d’autre et il est aujourd’hui compliqué de renouer un dialogue constructif entre les deux parties », regrette-t-il.

Valérie Boyer, sénatrice LR, préfère, elle, adresser ses foudres au maire socialiste de Marseille. « Ce qui est choquant c’est que Payan n’ait pas condamné les violences ! », tonne-t-elle. Au sujet de la mise en demeure, la méthode ne l’interpelle pas : « Ce que demande le directeur de l’OM, ce sont des explications aux supporters. Il n’a pas le choix. C’est normal de rappeler le droit. » Elle persiste : « On est en pleine confusion politique. On a le nouveau maire de Marseille qui ne condamne pas les violences et veut vendre l’âme de Marseille : à ce moment-là on va vendre l’Opéra de Marseille ? », ironise-t-elle en référence à la volonté exprimée par Benoît Payan et plusieurs élus marseillais de vendre le stade Vélodrome. « C’est une espèce de populisme malsain, ça ne grandit ni le club, ni les supporters », conclut Valérie Boyer, estimant qu’il est « hors de question de condamner tous les supporteurs » pour les violences commises.

Patrick Boré : "Dans la passion, il n’y a pas le mot raison"
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« Les supporters aussi ont le droit davoir le respect »

De nombreux supporters s’inquiètent surtout d’un possible « Plan Leproux » à la marseillaise, en référence à la dissolution des groupes de supporters « ultras » du Paris SG en 2011. D’autres ont lancé sur Twitter un appel au boycott de tout ce qui touche l’OM de près ou de loin, ses produits dérivés ou ses réseaux sociaux. Mardi soir, le compte twitter officiel de l’OM perdait des dizaines d’abonnées par seconde. « Le football c’est une fête populaire. Ce sont des hommes et des femmes qui se retrouvent, qui partagent un maillot, qui soutiennent une équipe. Les supporters ont aussi le droit d’avoir le respect, de participer à la vie du club. Tous les grands clubs ont des supporters avec eux », prend position le socialiste Rachid Temal.

Pour le sénateur LR Michel Savin, président du groupe d’étude sport du Sénat, « il est important de faire la part des choses ». « Un club ne peut pas vivre sans ses supporters. Les supporters créent un lien social, une dynamique dans une ville. Le club en a besoin et les supporters aussi. C’est un équilibre à trouver. Il faut que les clubs de supporters condamnent les événements et fassent un peu le ménage en leur sein », appelle-t-il de ses vœux. Comment recréer un lien qui semble définitivement coupé ? « Je pense qu’il n’y a pas de responsabilité du club dans ce qu’il s’est passé à la Commanderie (centre d’entraînement de l’OM). Le club doit recréer un lien avec les supporters et les collectivités qui ont un rôle à jouer. Tout en restant ferme sur les sanctions qui doivent être prises. La Ligue peut jouer un rôle là-dedans. Il y a un travail de prévention, d’éducation. C’est un travail collectif. La Fédération, la Ligue… », plaide-t-il. Une chose semble certaine : « Il faut que la volonté soit partagée par tous. Ce n’est pas par la loi qu’on va régler le problème. La porte de sortie ne doit pas être temporaire mais plutôt s’inscrire dans la durée parce qu’on est dans un club particulier où les coups de sang sont fréquents. Mais ce n’est pas grave, il faut continuer. » Pour l’heure, l’OM affronte Nice ce mercredi soir - sans ses supporters - et espère engranger sa première victoire en sept matchs de Ligue 1 pour éviter de s’enfoncer dans la crise.

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Ils ont joué en attaque, mais surtout en défense. Plusieurs présidents de clubs de football français étaient auditionnés ce jeudi par la commission d’enquête du Sénat sur « l’intervention des fonds d’investissement dans le football professionnel français ». L’ancien président de l’Olympique Lyonnais (OL) Jean-Michel Aulas, le président du Stade de Reims Jean-Pierre Caillot, ainsi que le président du RC Lens Joseph Oughourlian, le président du Lille Olympique Sporting Club (LOSC) Olivier Letang et son propriétaire, le représentant du fonds Merlyn Partners Maarten Petermann, ont été convoqués par son président Laurent Lafon et son rapporteur Michel Savin. Un accord entre la Ligue et un fonds d’investissement passé au crible Cette commission d’enquête, créée en mars 2024, s’intéresse à l’accord passé en 2022 entre la Ligue de football professionnel (LFP), qui gère les activités du foot français, et le fonds d’investissement luxembourgeois CVC Capital partners. Le deal implique l’achat « à vie » par le fonds de 13 % du capital d’une nouvelle société à peine créée, la LFP Media, filiale de la Ligue en charge de commercialiser les droits TV, ainsi que de la gestion du marketing et de la publicité. En échange, CVC Capital partners a versé 1,5 milliard d’euros à une Ligue exsangue à la sortie du covid, à la recherche de liquidités. Parmi ce 1,5 milliard, 1,130 a été réparti entre les clubs, de manière inégale en fonction du prestige de chacun. Le PSG a ainsi touché 200 millions d’euros, quand les clubs de Ligue 2 ont touché 3 millions d’euros. Cette vente est très contestée par certains, comme l’ancien patron de l’Olympique de Marseille (OM) Christophe Bouchet. Il affirme qu’elle est déséquilibrée en faveur de CVC. Une enquête du Parquet national financier (PNF) a d’ailleurs été ouverte à ce sujet, notamment pour « détournement de fonds publics ». Une autre procédure judiciaire vise cet accord : celle du club du Havre, qui s’estime floué dans l’accord, car il n’a touché d’1,5 million d’euros. L’arrivée de CVC au capital de LFP Media est intervenue en pleine crise pour la LFP. En 2020, pendant la pandémie, les matches en France ont été arrêtés un temps, avant de reprendre à huis clos. Puis Mediapro, diffuseur de la Ligue, a fait défaut, engendrant une chute de près de 50 % pour les droits TV du football français. Vincent Labrune, président de la Ligue, avait chiffré la perte pour les clubs à 1,8 milliard d’euros depuis 2019. C’est dire si en 2022 ces derniers étaient aux abois et cherchaient une solution. « Le football français ne vit-il pas au-dessus de ses moyens ? » C’est une tâche ardue que d’enquêter sur cette chronologie, qui implique de multiples acteurs, jusqu’à l’Elysée ont dit certains, mais les sénateurs s’y sont attelés avec minutie. C’est qu’en 2022, la Chambre haute avait adopté un texte de loi autorisant la Ligue à créer sa filiale commerciale, ensuite cédée en partie à CVC, à condition qu’elle conserve 80 % de son capital. Les auditions sénatoriales interviennent également à un moment clé de l’accord : à la saison prochaine, le fonds d’investissement commencera à percevoir ses dividendes, en plus de ceux qui avaient été reportés dans le temps. Ce sont 105 millions d’euros qu’il devrait percevoir au titre de dividendes différés, précise Laurent Lafon en début d’audition. « Le football français ne vit-il pas au-dessus de ses moyens ? », interroge-t-il. Une belle entrée en matière. Il faut dire que les complexités du dossier sont bien maîtrisées par les sénateurs. Cette table ronde est la huitième audition publique de la commission d’enquête, qui a déjà entendu toute une série d’acteurs, de l’ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu à Jaume Rourès, patron de Mediapro. La table ronde de ce jeudi débute cependant dans une certaine tension. En effet, Michel Savin ouvre le bal des questions en expliquant que les présidents de clubs auditionnés ont eux-mêmes sollicité leur audition, par l’envoi de courriers « presque identiques ». « Les courriers que nous avons reçus semblent être une démarche concertée », interroge le rapporteur, « avez-vous participé à du media training en préparation de cette audition ? ». « Pas besoin », lui répond-on en face. Dans leur réponse, les patrons des clubs se défendent de toute opération de séduction concertée. « L’émotion a été forte [quand on a vu cette commission d’enquête se créer] », a expliqué Joseph Oughourlian, président du RC Lens. Olivier Letang (LOSC) parle de l’inquiétude d’un « procès à charge » contre les présidents de club. Surtout, ce qui les a fâchés, ce sont les auditions de Christophe Bouchet, ancien patron de l’OM, et auteur de Main basse sur l’argent du foot français, où il dénonce l’accord passé avec CVC, ainsi que de Jean-Michel Roussier, président du Havre Athletic Club (HAC), qui a dénoncé devant la justice la somme perçue par son club dans le cadre du deal. L’un est décrit comme une personne « qui était aux affaires mais qui ne l’est plus depuis 20 ans, on peut imaginer qu’il n’est plus vraiment au fait de ce qu’est un club », l’autre de « président de chaînes qui ont toutes fait faillite ». Le ton était donné. Accord avec Mediapro : « Ce n’était pas une bonne idée » Premier sujet abordé par Michel Savin et Laurent Lafon : les enseignements tirés du retrait de Mediapro de l’accord qu’il avait avec la Ligue. En 2021, après la défaillance de ce dernier, la Ligue avait été contrainte de vendre ses droits in extremis à Canal + à prix cassé. Quelques mois plus tard, c’est Amazon qui récupère 80 % de la Ligue 1, au détriment de Canal +, qui ne garde que deux matches de L1. Au total, la LFP, qui espérait toucher un milliard par an de la part de Mediapro, se retrouve avec 663 millions d’euros. Les présidents de clubs ont tous fait valoir la difficulté de la période. L’arrêt des championnats, le covid, a porté un coup conséquent aux clubs. « La Ligue 1 a particulièrement souffert par rapport à la Ligue 2 », explique Jean-Pierre Caillot, à cause des salaires des joueurs, qui sont faramineux en Ligue 1, et qui ne peuvent pas être couverts par les aides mises en place par l’Etat à l’époque. « Les clubs ne pouvaient même pas ouvrir de compte bancaire », se souvient Maarten Petermann. Ce dernier interroge la crédibilité de Mediapro dès le départ, alors qu’un deal similaire à celui de la France avait été refusé en Italie. Joseph Oughourlian le qualifie « d’erreur », bien qu’il ne fût pas présent au moment de sa conclusion. « Je ne les connais que trop bien », explique-t-il, « je connais très bien leur réputation en Espagne. Donner 80 % de vos droits à un groupe qui n’a pas bonne réputation, qui ne vous donne pas les garanties financières, et qui n’est pas solide financièrement, ce n’était pas une bonne idée ». Accord avec CVC : « Une nouvelle inespérée » Les présidents de club ont tous, à l’unanimité, défendu l’accord passé avec CVC, dans une période de grande détresse. Le patron du RC Lens a défendu un « cercle vertueux » : « Le prix dans notre métier détermine le produit : si on a plus d’argent pour les droits, on investit, on est meilleurs, les gens regardent. C’est ce qu’il s’est passé en Angleterre avec Sky. C’est ça le deal avec CVC ». Les présidents en sont convaincus, malgré les garanties de protection que CVC a incluses au contrat, qui inquiètent les sénateurs, cet accord n’est pas une sortie de crise négociée à la va-vite par des clubs aux abois. Balayées aussi les accusations de pression auprès des présidents de clubs réticents à l’accord à l’époque de son vote. « Personne n’avait un revolver sur la tempe pour signer, tout le monde a pensé à l’intérêt général », a assuré Jean-Pierre Caillot. « Quand CVC vient mettre 1,5 milliard sur la table pour les clients français, c’est une nouvelle inespérée », s’est enthousiasmé Joseph Oughourlian. Ce dernier dénonce le manque d’investissements des sociétés nationales dans le football français. « On ne regarde pas avec bienveillance le foot », a-t-il regretté. Ils ont tous par ailleurs défendu la répartition inégale entre les clubs des fonds apportés par Mediapro. « Nous avons fait le choix de l’élitisme : nous espérons un ruissellement vers l’ensemble des clubs dans le cas où le plan proposé réussirait », a expliqué Jean-Michel Aulas. L’incertitude demeure entière sur l’attribution des droits 2024-2029 Autre sujet ultrasensible abordé par les sénateurs de la commission d’enquête : la valorisation des droits TV du football français pour la saison à venir. Alors que les négociations pour les droits sur la période 2024-2029 sont en cours, ce point est crucial. Dans le plan d’affaires prévisionnel présenté à CVC en 2022, la LFP a chiffré la valeur de ses droits à 863 millions d’euros. Les chiffres récemment ébruités dans la presse font plutôt écho d’une valeur aux alentours de 500 millions. Alors que les sénateurs interrogeaient les présidents sur cet écart, la situation s’est tendue. « C’est le marché », a répondu Jean-Michel Aulas, « CVC n’était pas seul à évaluer le foot français de cette manière à l’époque. La complexité de la valorisation n’est pas liée uniquement aux nombres d’abonnés, il y a aussi la technologie. Le plan d’affaires de CVC était et est rationnel dans son approche. A l’époque, je n’imaginais pas un instant que nous ayons fait une erreur d’évaluation ». Le patron du Stade de Reims s’est agacé : « Vous êtes en train de parler des droits TV en fonction de ce que vous lisez dans les journaux, mais ils ne sont pas fixés ». Pour le président du RC Lens, cette apparente survalorisation n’a rien d’étonnant : « Quand on vend ses affaires à quelqu’un, on fait des plans ambitieux. Nous, on a fait une bonne affaire ». Le même a aussi asséné : « Je trouve paradoxal de venir regarder le prix du deal avec CVC comme si on venait regarder le prix du sucre ou du lait, en demandant si vous avez payé le bon prix. Ça ne marche pas comme ça dans ce métier ». Il a été immédiatement rappelé à l’ordre par Laurent Lafon, le président de la commission d’enquête et de la commission de la culture du Sénat. « La ligue est une émanation de la Fédération française de football, qui elle-même descend du ministère des Sports, ce que vous faites est lié avec l’Etat il est normal, en tant que parlementaires, que l’on vous interroge sur ce que vous en faites. La question sur la somme et l’engagement pris il y a deux ans est légitime, alors que le président de la Ligue a dit qu’il y aurait maximum 500 millions », a-t-il répondu. La tension de cet échange traduit le caractère stratégique de l’enjeu de la valorisation des droits TV de la Ligue 1. Alors que les négociations avec Canal + sont à un point d’arrêt, la LFP a fait part de sa volonté de créer une chaîne pour diffuser tous les matches de Ligue 1. L’espoir pour les présidents de revenir sur la « confusion » créée lors de la dernière attribution, qui a vu l’éparpillement des diffuseurs.

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