Des livres pour oublier la crise
Ils font partie des romanciers les plus populaires du moment et leurs ouvrages récemment parus et désormais en librairie nous aideront, durant l’été, à oublier la crise. Dans Livres & Vous, Guillaume Erner reçoit Tatiana de Rosnay (« Les fleurs de l’ombre » Ed. Robert Laffont - Héloïse d’Ormesson), Virginie Grimaldi (« Et que ne durent que les moments doux » Ed. Fayard) et Joël Dicker (« L’énigme de la chambre 622 » - Ed. de Fallois).

Des livres pour oublier la crise

Ils font partie des romanciers les plus populaires du moment et leurs ouvrages récemment parus et désormais en librairie nous aideront, durant l’été, à oublier la crise. Dans Livres & Vous, Guillaume Erner reçoit Tatiana de Rosnay (« Les fleurs de l’ombre » Ed. Robert Laffont - Héloïse d’Ormesson), Virginie Grimaldi (« Et que ne durent que les moments doux » Ed. Fayard) et Joël Dicker (« L’énigme de la chambre 622 » - Ed. de Fallois).
Public Sénat

Par Pierre-Henri Gergonne

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le choix du lieu

Le lieu, un choix essentiel pour une narration capable de nous transporter et de nous affranchir des réalités d’une crise sanitaire qui à l’entrée de l’été, semble avancer toujours masquée.
Paris est le lieu choisi par Tatiana de Rosnay. Un Paris du futur - dans 15 ans - aux maisons connectées rayonnantes d’ondes inquiétantes. « Dans mes livres, j’ai toujours exploré les lieux où l’on peut imaginer et réfléchir » explique l’auteure. Et là, dans cette maison théâtre de l’histoire, « l’ennemi n’est pas le voisin du dessus » ou le voisin de palier, mais la maison elle-même. Mon livre est une invitation à la paranoïa ».
Cette atmosphère hyperconnectée et futuriste est bien éloignée des élans helvétiques qui font la saveur du livre de Joël Dicker.
Presque un hommage au pays d’origine de l’auteur et à sa ville natale, Genève. « Je suis édité en France, mes livres parlent souvent d’Amérique...J’ai alors senti ce besoin d’affirmer mon identité suisse, dit-il. J’ai senti ce besoin de me reconnecter avec la Suisse ».
Alors l’on voyage, de la station huppée de Verbier aux méandres genevois en passant par les salons discrets des banques privées, scènes d’épisodes de violences doucereuses.
Une histoire où l’on découvre aussi Bernard de Fallois, l’emblématique éditeur parisien aujourd’hui disparu à qui Joël Dicker doit beaucoup de ces succès planétaires.
 

L’univers de Virginie Grimaldi semble aux antipodes des turpitudes des héros nés des imaginations prolixes de Dicker et de Rosnay.
Dans le livre de l’auteure, l’intimité du foyer, les histoires de familles, de maternité - même compliquée - laisse place à une plume douce trempée dans l’air du temps. « Je ne déteste pas que l’on dise que mes livres font du bien. Il y a pire comme réflexion. Je tiens à raconter la vie ce qui ne veut pas dire que je la rends plus légère. Les « points de bascule » m'intéressent comme ces moments où les enfants quittent le foyer, ou un nouveau-né arrive prématurément ».

Une bulle dans le temps


Les bulles romanesques des invités de Guillaume Erner si lointaines soient-elles les unes des autres font vibrer leurs lecteurs de plus en plus nombreux. Et ces derniers - signe des temps - cultivent désormais un contact de plus en plus direct avec leurs auteurs.
« Le lien avec mes lecteurs est essentiel » souligne Virginie Grimaldi qui depuis vingt ans via un blog sur la toile entretient son réseau d’amitié et de fervents lecteurs. Joël Dicker comme Tatiana de Rosnay eux aussi en sont convaincus : « les réseaux sociaux » estiment-ils ont changé la donne. « Les réactions de mes lecteurs sur mes livres sont très importants pour moi. Car même ce qui ne leurs plaît pas est une inspiration pour moi » se satisfait Joël Dicker.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
6min

Société

Immigration clandestine à Mayotte : « il faut arrêter avec la baisse de l’aide publique au développement » réagit le sénateur mahorais Thani Mohamed Soilihi

En visite cette semaine à Mayotte, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé plusieurs mesures pour mieux lutter contre l’immigration clandestine à Mayotte, notamment la conditionnalité de l’aide publique au développement à la coopération des pays voisins. Pour le sénateur de Mayotte Thani Mohamed Soilihi et ancien ministre chargé de la Francophonie, cette conditionnalité va dans le bon sens mais il faut stopper les coupes budgétaires dans l’aide au développement. 

Le

Des livres pour oublier la crise
3min

Société

« On a la capacité de recruter des profils de grandes sociétés américaines qui ont reculé sur le télétravail », se réjouit ce chef d’entreprise de la Tech

Le bureau d’Olivier Lambert n’est pas tout à fait celui de tout un chacun les jours ensoleillés. Aujourd’hui, il travaille dans son jardin. Cet entrepreneur de ‘cloud’ souverain dirige une entreprise de plus de 100 salariés en 100 % télétravail. Et ce n’est pas la conséquence de la pandémie, c’est un choix ! Dans Dialogue citoyen présenté par Quentin Calmet, il témoigne et interroge les sénateurs sur la façon d’appréhender le télétravail quand on est chef d’entreprise.

Le

Paris, March against sexual and gender-based violence
10min

Société

Violences sexuelles et sexistes :  malgré des avancées, la formation des forces de l’ordre reste à améliorer

Préjugés sexistes, violences minimisées, ou refus de plainte : les victimes qui ont le courage de pousser la porte d’un commissariat ou d’une gendarmerie doivent parfois affronter une nouvelle épreuve, celle du dépôt de plainte. Depuis le Grenelle contre les violences conjugales en 2019, la formation des forces de l’ordre sur les violences intra-familiales et les violences sexistes et sexuelles (VSS) a été renforcée. Pourtant, l’affaire Lyhanna a démontré qu’il existe encore de nombreux trous dans la raquette. Si la formation initiale des policiers et des gendarmes aux VSS est obligatoire, la formation continue des forces de l’ordre reste tributaire des dynamiques locales.

Le