La consommation de cocaïne a atteint des niveaux records en France en 2023 avec 1,1 million de consommateurs dans l’année. Selon l’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie, cette consommation s’inscrit dans une tendance générale d’explosion de la consommation des psychostimulants (cocaïne et ecstasy/ MDMA). Une consommation qui place la France au septième rang européen pour la consommation de cocaïne. En 2023, 14,6 % des adultes ont déjà expérimenté la cocaïne, l’ecstasy, les champignons hallucinogènes ou l’héroïne contre 9,1 % en 2014. Une évolution de la consommation qui s’inscrit dans un contexte d’augmentation de la production mondiale de cocaïne. La production mondiale n’a jamais été aussi élevée en Colombie, en Bolivie et au Pérou – les trois principaux pays producteurs – avec 2 700 tonnes de cocaïne en 2022 contre 1 134 tonnes en 2010, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. Des chiffres qui se traduisent également dans les saisies françaises avec 23,5 tonnes de cocaïne saisies en 2023. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a d’ailleurs annoncé que 47 tonnes de cocaïne ont été saisies en France en 2024, un niveau record. La lutte contre le narcotrafic a d’ailleurs été érigée en priorité par le gouvernement qui souhaite reprendre les travaux du Sénat sur le sujet.
Le cannabis, l’alcool et le tabac à des niveaux stables
Le cannabis reste la drogue illégale la plus consommée en France même si la part d’usagers réguliers parmi les adultes reste stable (10,8 %). La consommation de tabac et d’alcool connaît de légères baisses. En particulier chez les jeunes où la consommation régulière d’alcool est passée de 12,2 % à 7,2 % entre 2014 et 2022. En ce qui concerne le tabac, 15,6 % des jeunes fument quotidiennement contre 32,4 en 2014. Ces données devraient être au cœur des débats alors que le Sénat entame l’examen de la proposition de loi sur le narcotrafic le 28 janvier.