Ecologie, le sujet oublié de la présidentielle
Il y a 25 ans, Isabelle Autissier était la première femme à accomplir un tour du monde en solitaire. Aujourd’hui la présidente de WWF-France défend l’environnement, un sujet pour elle crucial mais négligé pendant la campagne présidentielle. Rencontre.

Ecologie, le sujet oublié de la présidentielle

Il y a 25 ans, Isabelle Autissier était la première femme à accomplir un tour du monde en solitaire. Aujourd’hui la présidente de WWF-France défend l’environnement, un sujet pour elle crucial mais négligé pendant la campagne présidentielle. Rencontre.
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Installée aux portes de l’océan, à la Rochelle, Isabelle Autissier, présidente de WWF-France, tire la sonnette d’alarme. « Une chose est sûre, si on ne fait rien on va dans le mur » prévient elle. Pourtant, l’écologie est un sujet peu abordé voir absent de la campagne présidentielle. Sur les 570 minutes de débat des primaires de la droite et du centre, sept seulement lui ont été consacré. La navigatrice veut faire prendre conscience des enjeux climatiques, qui seront selon elle « la question du siècle ».

Le réchauffement climatique, une urgence colossale

« Si on ne stabilise pas le climat, ça va mal se passer pour les êtres humains » nous alerte la navigatrice. Au gré de ses voyages au Groenland, elle est devenue le témoin privilégié de la fonte des glaciers et décrit le changement rapide du paysage. Au cours de sa dernière expédition, elle ainsi pu naviguer « de 15km plus en profondeur à l’intérieur de ce qui devait être un glacier », preuve selon elle de l’urgence de la situation. Le problème « vient d’un peu partout et c’est une bonne nouvelle » observe la navigatrice  « comme ça tout le monde y peut quelque chose ».
Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, pollution, il est impératif pour la navigatrice de changer notre mode de consommation 

Extrait Tous Président- Isabelle Autissier
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L’écologie, un sujet qui concerne tout le monde

Et pour Isabelle Autissier contrairement aux idées reçues ça ne couterait pas forcément plus cher. Manger de la viande quotidiennement, acheter des fruits et légumes souvent gorgés de pesticides, des habitudes pas très saines et qui reviennent finalement plus chères qu’un régime bio selon la navigatrice. S’il faut changer de modèle la transition doit se faire progressivement afin de ne pas accentuer les inégalités, notamment face à la mobilité.

Difficile de se passer de voiture

Polluante, certes, la voiture reste encore l’un des premiers facteurs d’intégration sociale et professionnelle en milieu rural.  Selon Isabelle Autissier la mise en place de nouveaux indicateurs permettrait de mieux mesurer l’impact de l’activité humaine sur l’environnement, de guider action publique et de permettre une prise en charge plus efficace du problème.

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