Société
Il y aura bien un débat. Alors que les députés ont entamé la seconde lecture des propositions de loi sur la fin de vie, les sénateurs n’auront pas recours à une question préalable, lors du retour du texte, la semaine du 30 mars.
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Par Alexandre Poussart et Quentin Calmet
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« Avec notre réforme de l’apprentissage, embaucher un jeune apprenti de 18 ans coûtera 100 euros à un agriculteur, et 300 euros la deuxième année », a expliqué la ministre du Travail Muriel Pénicaud, jeudi lors de son passage au salon de l’Agriculture.
Alors que la réforme de l’assurance-chômage a été dévoilée ce vendredi dans les colonnes du Parisien, celle de l’apprentissage prévoit de redonner la main aux branches professionnelles pour développer ces formations, jusque là gérées exclusivement par les régions.
Concrètement pour le secteur agricole, « cette réforme va permettre de mieux rémunérer les jeunes, de financer la moitié de leur permis de conduire. Pour les employeurs agricoles, nous allons fusionner les 4 aides existantes en une seule, car beaucoup d’agriculteurs ne faisaient même pas appel aux aides. » Sur le financement de ces aides, « tous les fonds prévus seront mutualisés de façon à ce qu’il n’y ait plus de limite au nombre de contrats signés. »
La ministre du Travail rappelle que les formations en apprentissage sont déjà très développées dans l’agriculture : « ce secteur forme 8% des apprentis en France ». Stéphane Travert, qui accueillait sa collègue au salon, a ajouté « que 90% des jeunes issus des formations agricoles en apprentissage trouvaient un emploi par la suite. » Mais il note que « certaines filières ont des difficultés à recruter des apprentis comme la fleuristerie, l’herboristerie et l’élevage bovin. »
Autre réforme qui complète les mesures proposées sur l’apprentissage et l’assurance-chômage, celle de la formation professionnelle devrait être présentée ce lundi.