En 2021, le surcoût des dépenses de santé lié au covid-19 est estimé à 17,4 milliards d’euros en France
Selon un rapport de la Dress, les dépenses de santé ont connu en 2021 une hausse exceptionnelle, à + 7,9 % et même +9,8 % selon la norme internationale. « Il s’agit de la plus forte hausse des dépenses observée depuis 30 ans », note l’organisme statistique.

En 2021, le surcoût des dépenses de santé lié au covid-19 est estimé à 17,4 milliards d’euros en France

Selon un rapport de la Dress, les dépenses de santé ont connu en 2021 une hausse exceptionnelle, à + 7,9 % et même +9,8 % selon la norme internationale. « Il s’agit de la plus forte hausse des dépenses observée depuis 30 ans », note l’organisme statistique.
François Vignal

Par Public Sénat

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Après un affaissement en 2020, du fait de la crise sanitaire, les dépenses de santé se sont envolées en France, en 2021. C’est le constat d’un rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publié ce jeudi matin.

En 2021, la consommation de soins et de biens médicaux « accélère fortement : + 7,9 %, après + 1,6 % en 2020, année marquée par la chute d’activité engendrée par les mesures de restriction sanitaires. Il s’agit de la plus forte hausse des dépenses observée depuis 30 ans », note la Dress.

Intensification de la campagne de dépistage et déploiement de la vaccination

Si l’on ajoute les dépenses de soins de longue durée, de prévention et celles liées à la gouvernance du système de santé, soit l’agrégat qui définit les dépenses de santé au sens international, la hausse est encore plus forte : « + 9,8 % en 2021 après +3,7 % en 2020, pour s’élever à 307,8 milliards d’euros, soit 4.600 euros par habitant », souligne le rapport.

« Le rebond de l’activité médicale après son affaissement en 2020, mais aussi l’intensification de la campagne de dépistage et le déploiement de la vaccination contre le Covid-19 contribuent à l’accélération » des dépenses, note la Dress. Au total, selon la norme de calcul international, « le surcoût de dépenses liées à la crise de Covid-19 est estimé à 17,4 milliards d’euros en 2021 (après 14,8 milliards en 2020) ».

« Forte progression » de 6,2 % des soins hospitaliers

En regardant plus dans le détail, « l’ensemble des secteurs de soins contribuent à la croissance de la consommation de soins et de biens médicaux. Y figurent notamment les soins hospitaliers, de par leur poids, mais aussi les trois secteurs concernés par la réforme du 100 % santé : les prothèses dentaires, les audioprothèses et l’optique médicale », explique l’organisme.

Pour les soins hospitaliers, l’augmentation est de 6,2 %. Une « forte progression » qui « s’explique surtout par la montée en puissance des mesures du Ségur de la santé et par un rebond important de l’activité, notamment dans le secteur privé ».

Coût de 7 milliards d’euros pour le dépistage du covid-19

Les soins de dentistes augmentent eux de 22,5 %, grâce notamment à « la consommation de prothèses du panier 100 % santé, en hausse de près de 40 % en 2021 ». La consommation d’audioprothèses augmente de 60 %. Celle d’optique médicale augmente en 2021 de + 15,8 %.

Du côté du dépistage du covid-19, il représente un coût total de 7 milliards d’euros en 2021, contre 2,5 milliards en 2020.

Le reste à charge des ménages est le deuxième le plus faible des pays de l’OCDE

La Sécurité sociale prend une part très importante de l’ensemble de ces dépenses. En légère hausse, elle se situe à 79,8 %. A noter que la contribution des complémentaires santé augmente de 12,9 %, alors que leur remboursement avait diminué en 2020.

Quant au reste à charge des ménages, s’il augmente de 0,4 point en 2021, soit 7 % des dépenses (15,8 milliards d’euros), La Dress relève que « la France reste l’un des pays où le reste à charge des ménages en santé est le plus faible ». Au sein des pays de l’OCDE, c’est même le deuxième où ce niveau est le moins important, après le Luxembourg.

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