Fin de vie : faut-il de nouveau légiférer ?
La journée mondiale du droit à mourir dans la dignité, ce jeudi 2 novembre, ravive le débat sur la fin de vie. Sur le plateau de Sénat 360, nos invités confrontent leurs points de vue. 

Fin de vie : faut-il de nouveau légiférer ?

La journée mondiale du droit à mourir dans la dignité, ce jeudi 2 novembre, ravive le débat sur la fin de vie. Sur le plateau de Sénat 360, nos invités confrontent leurs points de vue. 
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Par Héléna Berkaoui

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La journée mondiale du droit à mourir dans la dignité relance le débat sur la fin de vie. Sur le plateau de Sénat 360 pro et anti euthanasie confrontent leurs points de vue.

Les invités :

  • Michel Amiel, Sénateur (LREM) des Bouches-du-Rhônes
  • Jean-Luc Romero, président de l’ADHD (association pour le droit à mourir dans la dignité)
  • Dr. Bernard-Marie Dupont, médecin spécialiste des soins palliatifs. Auteur du livre « D’un prétendu droit de mourir par humanité : l’euthanasie en question »
  • Dr. Damien le Gay, membre du comité scientifique de la SFAP, société française d’accompagnement et de soins palliatifs  

Adoptée en février 2016,  la loi Claeys-Leonetti ouvre de nouveaux droits pour les personnes en fin de vie sans pour autant autoriser l’euthanasie active ou le suicide assisté. La loi Claeys-Leonetti instaure « un droit à la sédation profonde et continue »

 La mort de l’écrivaine, Anne Bert, a également ravivé la question du droit à mourir dans la dignité. La lettre ouverte, où elle critiquait l’hypocrisie de la loi Leonetti, a eu un fort écho dans la société française. Anne Bert, qui souffrait d’une maladie dégénérative incurable, a choisi d'avoir recours à l'euthanasie dans un hôpital belge. Son livre «  Choisir sa fin de vie » a paru le 4 octobre dernier.

Le débat sur la fin de vie devraitégalement ressurgir à l’occasion des états généraux de la bioéthique qui démarreront au début de l’année 2018. Quelques parlementaires se sont déjà emparés de ce sujet. Le député LREM Jean-Louis Touraine a déposé une proposition de loi « portant sur la fin de vie dans la dignité. » Ce texte, cosigné par une cinquantaine de ses collègues du groupe de la majorité et plusieurs députés PRG et socialistes, veut instaurer une « aide médicalisée active à mourir » (Lire notre article).

D’après un sondage Ifop réalisé en mars 2017, 90% des Français se disent favorables au suicide assisté et jusqu'à 95% pour l'euthanasie.

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