Financement du service national universel : « Nous prendrons des décisions à l’issue de la phase pilote » affirme Gabriel Attal
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, affirme ce soir que les décisions concernant le budget du service national universel seront prises après sa phase expérimentale qui débute en juin.

Financement du service national universel : « Nous prendrons des décisions à l’issue de la phase pilote » affirme Gabriel Attal

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, affirme ce soir que les décisions concernant le budget du service national universel seront prises après sa phase expérimentale qui débute en juin.
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Alors que la phase d’expérimentation du service national universel débutera en juin, de nombreuses voix s’élèvent pour critiquer son financement. Ce soir le sénateur LR, Ladislas Poniatowski, interpelle Gabriel Attal sur le financement du SNU. Il évoque le chiffre de 3,3 milliards avancé par le général Daniel Ménaouine qui dirige le groupe de travail sur le SNU. « Vous ne croyez pas qu’il y a mieux à faire avec ces 3,3 milliards que vous n’avez pas » interroge le sénateur. Gabriel Attal défend ce soir avant tout la méthode « pilote » mis en place par le gouvernement : « On met en place une phase pilote en juin prochain dans treize départements, qui vise d’abord à tester nos organisations, à voir s’il y a des choses à ajuster, à tester le taux d’encadrement que nous avons retenu. Il est très élevé avec un encadrant pour cinq jeunes. »

Le secrétaire d’Etat affirme que des décisions seront prises après la phase pilote : « À l’issue de la phase pilote, nous prendrons des décisions qui auront un impact sur le coût du dispositif. Vous trouveriez curieux que j’annonce aujourd’hui un budget en rythme de croisière alors nous prendrons des décisions à l’issue de la phase pilote. » Il confirme que le budget de cette phase expérimentale est de 4 millions d’euros : « Pour la phase pilote, nous avons aujourd’hui un budget de 4 millions d’euros et que si on extrapole cela fait un budget environ 1,5 milliards sur une année à rythme de croisière. Cela ne peut être qu’indicatif car nous prendrons les décisions à l’issue de cette phase pilote. »

Il conclut en défendant le « pragmatisme du gouvernement » : « Je ne peux que saluer cette méthode car nous sommes pragmatiques (…) Il y aura un « retex » ente le mois de juillet et octobre prochain pour tirer des enseignements. »

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