Gérard Larcher rend hommage aux soignants : « Ils ont permis d’éviter le pire »
Un an après le 1er confinement, le président du Sénat a rendu hommage aux professionnels de santé lors des questions d’actualité au gouvernement le 17 mars. Les sénateurs ont observé une minute de silence au début de la séance.

Gérard Larcher rend hommage aux soignants : « Ils ont permis d’éviter le pire »

Un an après le 1er confinement, le président du Sénat a rendu hommage aux professionnels de santé lors des questions d’actualité au gouvernement le 17 mars. Les sénateurs ont observé une minute de silence au début de la séance.
Public Sénat

Par Joseph Stein

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Un an de lutte contre le coronavirus. Lors des questions d’actualité au gouvernement ce mercredi, Gérard Larcher a rappelé qu’il y a un an, « notre pays basculait dans une ère inédite » et était confiné.

A cette occasion, le président du Sénat a exprimé « la reconnaissance du Sénat à tout le personnel soignant », saluant leur « implication » et leur « dévouement », qui « ont permis d’éviter le pire ». Il a notamment rappelé que cet engagement a entraîné la mort de nombre de ces soignants. Les autorités sanitaires ne rendant pas publiques les données à ce sujet, il est impossible de dire précisément combien de personnels de santé ont péri de la covid-19. Amnesty International a toutefois déclaré la semaine passée que le virus a provoqué plus de 17 000 décès parmi les soignants du monde entier, dont 27 en France.

Le sénateur LR des Yvelines a aussi tenu à rendre hommage aux autres travailleurs de la première ligne. « C’est grâce à eux aussi que le pays a tenu et tient », a-t-il déclaré, « c’est grâce à eux que nous continuerons de faire face, forts de nos valeurs de solidarité ! »

Journée nationale dédiée aux soignants

L’emploi du futur n’est pas fortuit, étant donné que Gérard Larcher a averti que « cette épreuve n’est hélas pas terminée ». Avec près de 25 500 personnes hospitalisées dans le pays, dont 4 239 en réanimation au 16 mars d’après CovidTracker, la situation sanitaire est en effet critique, particulièrement en Île-de-France. Le Premier ministre a reconnu, ce mardi devant l’Assemblée nationale, que la France est entrée dans « une forme de troisième vague » de la pandémie, « caractérisée par des variants nombreux ».

Le président du Sénat a également adressé ses pensées aux victimes de l’épidémie et à leurs proches : « Comment ne pas penser à la souffrance de ceux qui n’ont pu entrer en contact et à ceux qui portent aujourd’hui les stigmates ? » Il a ensuite invité les sénatrices et sénateurs à observer une minute de silence.

La Fédération hospitalière de France, comme l’indique Le Parisien, souhaite que le 17 mars devienne une journée nationale dédiée aux soignants.

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