Hommage à Samuel Paty et à Dominique Bernard : « Jamais la République ne pliera face au terrorisme », déclare Élisabeth Borne
Trois ans après l’assassinat de Samuel Paty et trois jours après l’attaque à Arras, Elisabeth Borne a participé à l'hommage rendu à 14 heures dans tous les établissements scolaires de France.
L’attaque du 13 octobre à Arras a immédiatement rappelé les événements de Conflans-Sainte-Honorine dans lesquels le professeur Dominique Bernard a été tué par un homme de 20 ans fiché S. « Il y a trois ans, jour pour jour, ici même, le terrorisme islamique frappait sauvagement », rappelle Élisabeth Borne expliquant que « trois ans plus tard, la douleur est toujours là ». Une menace toujours actuelle pour la Première ministre qui a également tenu à saluer la mémoire de « Dominique Bernard […] tué lors d’une attaque odieuse ». De manière générale, le gouvernement a voulu rassurer « tous les professeurs et personnels de l’éducation nationale, tous les élèves et parents choqués et inquiets ». A noter que la sœur de Samuel Paty, Mickaëlle Paty, sera auditionnée par la commission d’enquête du Sénat sur les menaces et agressions contre les enseignants ce mardi 17 octobre.
La première ministre s’est voulue ferme, insistant sur l’idée que toutes les attaques contre l’école visent « la liberté d’enseigner, de penser, de débattre, l’éducation de notre jeunesse » et « la République ». Sans rentrer dans le détail, Élisabeth Borne affirme « tout mettre en œuvre » pour protéger les enseignants et le personnel de l’éducation nationale et affirme que « jamais la République ne pliera face au terrorisme ».
Préjugés sexistes, violences minimisées, ou refus de plainte : les victimes qui ont le courage de pousser la porte d’un commissariat ou d’une gendarmerie doivent parfois affronter une nouvelle épreuve, celle du dépôt de plainte. Depuis le Grenelle contre les violences conjugales en 2019, la formation des forces de l’ordre sur les violences intra-familiales et les violences sexistes et sexuelles (VSS) a été renforcée. Pourtant, l’affaire Lyhanna a démontré qu’il existe encore de nombreux trous dans la raquette. Si la formation initiale des policiers et des gendarmes aux VSS est obligatoire, la formation continue des forces de l’ordre reste tributaire des dynamiques locales.
L’Europe fait face à une chute de la natalité ces dernières années qui aura des conséquences sur son économie et son modèle social. Pour résoudre cette crise démographique, faut-il développer la politique familiale ou accélérer l’immigration ? C’est le débat dans Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat.
Pour la première fois depuis 1945, la France enregistre plus de décès que de naissances. Auditionnés par la commission des affaires sociales du Sénat, les démographes de l’Ined et de l’Insee ont décrit une baisse durable, générale et profondément sociétale de la fécondité, loin des seuls effets économiques ou des politiques natalistes.
En France, environ 90 000 détenus sortent chaque année de prison. Leur réinsertion devient alors un enjeu majeur pour notre société. Mais à l'heure où près de deux détenus sur 3 récidivent 5 ans après leur libération, la sénatrice centriste Dominique Vérien, co-autrice d'un rapport sur l'exécution des peines, souhaite redonner du sens aux sanctions pénales. Développement des aménagements de peine et des alternatives à l’incarcération, les pistes sont nombreuses… Dans le cadre d’un documentaire, Public Sénat fait le portrait de détenus et d’ex-détenus qui tentent de se reconstruire une vie après la prison.