La France a délivré 384 230 premiers titres de séjour l’an dernier, soit en hausse de 11,2 % sur un an, en revanche le nombre de régularisations a baissé de 10,1 %, selon les chiffres les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF), diffusé ce mardi.
Au total, 28 610 étrangers ont été régularisés en 2025 ; c’est moins qu’en 2024, à la fois pour les motifs économiques (-11,5 %) et familiaux (-6,4 %). « Il y a l’impact de la circulaire Retailleau » publiée en janvier 2025, « qui visait à rappeler le caractère exceptionnel » de ces régularisations et à en « durcir les conditions », a expliqué Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF.
Du côté des titres de séjour, « les titres étudiants sont toujours les premiers » motifs de délivrance (118 000 au total), suivis des motifs humanitaires (+ 65 % à 92 600). Mais les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13 % sur un an, à 51 190 : « la baisse concerne les salariés (-11 %) et le motif saisonnier (près de -30 %) », a expliqué Guillaume Mordant.
Augmentation de 15,7 % du nombre d’expulsion
Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a progressé de 30 % l’an dernier, concernant notamment des Algériens (+ 52 %), des Tunisiens (+ 33 %) et des Marocains (+ 19 %). Les éloignements ont quant à eux augmenté de 15,7 % avec 24 985 étrangers renvoyés. En ce qui concerne les seuls éloignements forcés, ils ont augmenté de 21 % à 15 569.
Les Ukrainiens, en tête des demandeurs d’asile
Du côté des demandes d’asile, une baisse de 3,7 % a été enregistrée en 2025 avec 151 665 demandes, ce qui fait que « les demandes sont orientées à la baisse pour la deuxième année consécutive », a noté Guillaume Mordant. Les premiers pays de demandes en France ont été l’Ukraine, la RDC et l’Afghanistan (tous trois autour de 11 500 demandes), suivies de Haïti, du Soudan et de la Guinée.
Le taux d’accord a atteint 52 % l’an dernier. « Plus d’une demande sur deux s’est vue attribuer l’asile », ce qui marque une très forte hausse sur un an : « On était plutôt autour de 40 % il y a cinq ou six ans », a rappelé le patron du département statistique de la DGEF.
Enfin 62 235 personnes ont acquis la nationalité française (-6,8 % après une année « assez élevée ») : cela s’explique par une baisse de 13,5 % des acquisitions par décrets, dans le sillage d’une circulaire de mai durcissant les conditions d’octroi.
(Avec AFP)