Jeux olympiques : Amélie Oudéa-Castéra évoque un « probable » décalage du Tour de France 2024
Le gouvernement est en train de plancher sur le calendrier des événements sportifs et culturels qui doivent se dérouler au même moment que les Jeux olympiques de Paris 2024. L’objectif : mobiliser un maximum de gendarmes et de policiers, mais aussi de secouristes. Certaines compétions pourraient donc être reportées, voire « annulées », a indiqué la ministre des Sports ce mercredi, apportant quelques précisions à des propos tenus la semaine dernière par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Jeux olympiques : Amélie Oudéa-Castéra évoque un « probable » décalage du Tour de France 2024

Le gouvernement est en train de plancher sur le calendrier des événements sportifs et culturels qui doivent se dérouler au même moment que les Jeux olympiques de Paris 2024. L’objectif : mobiliser un maximum de gendarmes et de policiers, mais aussi de secouristes. Certaines compétions pourraient donc être reportées, voire « annulées », a indiqué la ministre des Sports ce mercredi, apportant quelques précisions à des propos tenus la semaine dernière par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.
Romain David

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Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a créé la stupeur en indiquant, lors d’une audition au Sénat le 25 octobre, que l’importance du dispositif de sécurité prévu pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, à l’été 2024, engendrerait certainement l’annulation d’autres événements sportifs et culturels, eux aussi gourmands en forces de l’ordre. Venue défendre ce mercredi le budget alloué à son ministère dans le cadre du projet de loi de finance 2024, Amélie Oudéa-Castéra a été interrogée sur ce point par les élus. La ministre des Sports a évoqué le calendrier des évènements concernés, qui pourrait démarrer dès le printemps 2024.

Deux périodes sont ciblées par l’exécutif : « Celle qui va correspondre à la période du relais de la flamme olympique à travers la France [ce relais devrait débuter en avril 2024, ndlr], et la période qui va démarrer autour du 20 juillet, qui correspond à l’ouverture du village olympique et paralympique, jusqu’au 8 septembre, date de clôture des jeux paralympiques », indique Amélie Oudéa-Castéra. Le ministère de l’Intérieur, celui de la Culture et des Sports sont actuellement en train de procéder, sous l’autorité d’Élisabeth Borne, au recensement des évènements culturels et sportifs concernés. Selon plusieurs critères : « Les besoins en force de sécurité, mais aussi les tensions sur les matériels et les besoins en secouristes. C’est l’ensemble de ces éléments-là qui sont regardés et qui vont faire l’objet de concertations, au cas par cas, avec les préfets ».

Vélo, foot, rugby…

« Les événements sportifs et culturels qui correspondent à la première période pourront être assez largement maintenus, mais il faudra réfléchir à des éléments d’aménagement de leur format ou de leur emplacement. En revanche, sur la seconde période, on aura certainement besoin d’ajuster les dates, de les différer ou d’envisager des annulations pour ceux de ces événements où nous n’aurons pas d’autres solutions », indique la ministre. Concernant le sport, au premier rang des événements qui devraient être impactés figurent les compétitions cyclistes, qui réclament généralement d’importants dispositifs de sécurité, parfois déployés sur plusieurs centaines de kilomètres. « Nous aurons probablement besoin d’avancer le calendrier du Tour de France homme, et nous aurons besoin d’une solution pour le Tour de France féminin qui tombera en plein pendant les Jeux », précise Amélie Oudéa-Castéra. Elle évoque également les championnats de France de cyclisme sur route, qui devraient se tenir en 2024 dans la Manche, du 20 au 23 juin.

« Nous aurons aussi besoin de travailler avec les ligues professionnelles, de rugby et de foot pour l’aménagement des compétitions sur le mois d’août », glisse encore la ministre des Sports.

Limiter l’impact financier sur le monde du sport et de la culture

Le dispositif de sécurité des Jeux olympiques et paralympiques prévoit la mobilisation de 45 000 policiers et gendarmes sur trois mois. « Ce qui fait 40 membres des forces de l’ordre tous les 100 mètres », a résumé Gérald Darmanin devant le Sénat la semaine dernière. Les déclarations du locataire de la place Beauvau ont également suscité une vive inquiétude du côté du monde de la culture, chez les festivaliers en particulier, un secteur qui a déjà payé un lourd tribut au covid-19 en 2020 et en 2021. « Nous avons la nécessité de trouver le meilleur équilibre entre préserver la répartition optimale de nos forces de l’ordre, et la nécessité pour les acteurs sportifs et culturels de trouver des aménagements pour que leur économie soit préservée », a voulu rassurer Amélie Oudéa-Castéra ce mercredi.

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