« L’Affaire Quatennens est un révélateur : Il n’y a plus de projet commun pour la NUPES » affirme Virginie Riva

Après quatre mois de suspension, à la suite d’une condamnation pour violences contre son ex-compagne, Adrien Quatennens a été réintégré dans son groupe parlementaire d’origine. Beaucoup à gauche ont désapprouvé le retour du député du Nord dans les rangs de La France Insoumise. Cette réintégration sonne-t-elle le glas de l’union de gauche ? Pour la journaliste politique Virginie Riva désormais, l’avenir de la NUPES est compromis.
Marie Lebon

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« Cette crise Adrien Quatennens est un révélateur d’une crise plus profonde qui touche la gauche » affirme Virginie Riva, journaliste à « Contexte ». Socialistes, écologistes, communistes, « il n’y a plus de projet commun pour la NUPES » analyse-t-elle. Si en juin dernier, l’union de la gauche avait obtenu 133 sièges à l’Assemblée Nationale devenant ainsi la première force d’opposition, désormais sa principale composante, la France Insoumise « passe sous les radars, souligne Virginie Riva, et ne devrait plus être hégémonique lors des prochaines élections : sénatoriales, européennes, municipales ».

« Il n’y a plus de force d’entraînement »

Alors comment se ressouder et apparaître uni pour peser politiquement dans les semaines à venir ? Et surtout pourquoi l’Affaire Quatennens entraîne-t-elle tant de difficultés au sein de la France Insoumise et de la NUPES ? Pour Soazig Quéméner, à force d’avoir étrillé François Fillon au moment de l’affaire Pénélope Fillon et de s’être présenté comme un parti « plus vertueux que les vertueux » c’est désormais plus difficile pour le parti de gauche de gérer cette situation.
« Cela aurait été moins compliqué pour d’autres partis » conclut la rédactrice en chef du service politique de « Marianne ».

Retrouvez l’émission « Et maintenant ! » ce samedi à 19h puis en replay sur notre site internet.

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