La conscience universelle des choses donne à l’homme une responsabilité vis-à-vis de l’animal, selon Frédéric Lenoir
Invité de l’émission « On va plus loin » le philosophe Frédéric Lenoir, s’interroge sur le lien qui unit l’homme à l’animal, dans son livre « Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) ».

La conscience universelle des choses donne à l’homme une responsabilité vis-à-vis de l’animal, selon Frédéric Lenoir

Invité de l’émission « On va plus loin » le philosophe Frédéric Lenoir, s’interroge sur le lien qui unit l’homme à l’animal, dans son livre « Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) ».
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« Si on défend les animaux, c’est qu’on s’intéresse peu au sort des humains » : voilà une réflexion  que Frédéric Lenoir aimerait voir balayée. Car pour le philosophe, on ne peut pas opposer le défenseur de la cause animale à celui des droits humains : « L’histoire nous montre, notamment depuis le XVIIIème siècle avec l’avènement du mouvement des droits de l’homme, avec l’émancipation des mouvements de la femme, la lutte contre l’esclavage et la lutte pour les conditions ouvrières, que tous ceux qui ont mené ces combats-là, ont également soutenu les animaux. C'est-à-dire qu’il n’y a pas eu de clivage entre ceux qui soutenaient la promotion de l’être humain et ceux qui voulaient libérer les animaux d’un joug trop lourd ».  

 

Pour expliquer le lien entre l’homme et l’animal, Frédéric Lenoir remonte à l’antiquité quand on opposait radicalement les deux en expliquant que l’homme était supérieur : « Que ce soit dans les écoles stoïciennes, Aristote,  que ce soit chez les théologiens juifs ou chrétiens, il nous est dit la même chose : l’être humain a une différence fondamentale avec les animaux, c’est qu’il parle aux Dieux, qu’il est capable de prières, de rituels symboliques, capable de faire des cathédrales ». D’où la réaction de Descartes qui expliquait que puisque les animaux n’ont pas d’âme, c’est qu’ils sont comme des machines, des choses.  

 

Cherchant à répondre à la question : « Quelle est la différence entre l’homme et l’animal ? », l’auteur du « Petit traité de vie intérieure » s’est appliqué à « penser les singularités de chaque espèce » plutôt que de se pencher sur « le propre de l’homme » : « Les dauphins ont des singularités uniques, qu’aucune autre espèce a (…) Les éléphants sont sensibles aux infrasons, ils anticipent les tsunamis très longtemps en avance, ils savent le temps qu’il va faire deux jours plus tard… »

Selon Frédéric Lenoir, la « conscience universelle des choses » qu’a l’être humain, et lui seul, devrait l’inciter à « protéger les animaux » et non pas « les dominer ». « Cette conscience universelle nous donne une responsabilité » insiste-t-il.  

OVPL : entretien du philosophe Frédéric Lenoir (en intégralité)
13:45

Entretien intégral de Frédéric Lenoir

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