La sénatrice Victoire Jasmin condamne « des violences inadmissibles » contre le directeur du CHU de Guadeloupe
Alors que le gouvernement a décrété mercredi l’état d’urgence sanitaire dans plusieurs territoires d’Outre-mer, comme la Guyane et la Guadeloupe, en raison de « l’augmentation considérable » des cas de covid 19 sous l’effet du variant Omicron, le directeur du CHU de Guadeloupe et ses deux adjoints ont dû être exfiltrés par la police de leurs bureaux assiégés par des militants opposés à l’obligation vaccinale des soignants. La sénatrice socialiste de Guadeloupe Victoire Jasmin « condamne fermement » ces actes de violences.

La sénatrice Victoire Jasmin condamne « des violences inadmissibles » contre le directeur du CHU de Guadeloupe

Alors que le gouvernement a décrété mercredi l’état d’urgence sanitaire dans plusieurs territoires d’Outre-mer, comme la Guyane et la Guadeloupe, en raison de « l’augmentation considérable » des cas de covid 19 sous l’effet du variant Omicron, le directeur du CHU de Guadeloupe et ses deux adjoints ont dû être exfiltrés par la police de leurs bureaux assiégés par des militants opposés à l’obligation vaccinale des soignants. La sénatrice socialiste de Guadeloupe Victoire Jasmin « condamne fermement » ces actes de violences.
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Par Flora Sauvage

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La Guadeloupe est secouée depuis un mois et demi par une contestation sociale notamment contre l’obligation vaccinale des soignants et des pompiers et les bâtiments du Centre hospitalier universitaire sont le théâtre de cette mobilisation. Mardi 4 janvier une nouvelle étape a été franchie par les opposants à cette obligation.

Frappé aux côtes et à la tête

Le directeur général du Centre hospitalier universitaire de Guadeloupe, Gérard Cottelon était dans son bureau au CHU. Il a dû informer la police que des militants contre l’obligation vaccinale des soignants étaient venus se poster à l’entrée de ses bureaux. Le soir au moment de sortir pour aller à sa voiture, escorté par la police, il a été frappé aux côtes et à la tête. Son adjoint Cédric Zolezzi a également indiqué avoir été molesté, ses vêtements ont été arrachés, il s’est dit très choqué.

« On est passé à un autre degré de violences »

Si Victoire Jasmin, sénatrice PS de Guadeloupe défend le droit de manifester, elle s’insurge « contre la montée de la violence qui vise de plus en plus les personnes aux responsabilités ».

« Dans un état de droit rien ne peut justifier de telles pratiques »

selon la sénatrice. Parmi les manifestants qui ont assiégé le CHU, il y avait des personnels soignants suspendus car non vaccinés qui réclamaient le versement de leur salaire. « Il y avait déjà eu des menaces verbales, des menaces de mort, mais là on est passé à un autre degré de violence », estime Victoire Jasmin. « Ce n’est pas normal qu’au sein d’un hôpital il y ait de tels actes. C’est inadmissible à mes yeux. J’espère que la justice va faire son travail », ajoute la sénatrice.

Jeter de l’huile sur le feu

Mais elle déplore les propos du président de la république dans un entretien accordé au journal le Parisien mercredi 4 janvier, où il affirme que les non vaccinés sont « des citoyens irresponsables ». En Guadeloupe, où seulement 47 % de la population sont entrés dans un schéma vaccinal,

« ce genre de propos ne peut qu’attiser les tensions »

selon la sénatrice Victoire Jasmin.

Gabriel Attal condamne les violences au CHU

A l’heure actuelle, 94 % du personnel soumis à l’obligation vaccinale en Guadeloupe est vacciné. Mais les 6 % de récalcitrants restent fermement opposés à cette vaccination. Le porte-parole du gouvernement a exprimé mercredi à l’issue du conseil des ministres « toute sa solidarité » avec le directeur du CHU qui a été « frappé, séquestré par des militants antivax ».

Gabriel Attal "En Outremer la situation se dégrade rapidement"
00:49

L’état d’urgence sanitaire décrété

« Compte tenu des capacités hospitalières de ces territoires et de la couverture vaccinale de leur population, la vague épidémique actuelle du covid 19 constitue une catastrophe sanitaire mettant en péril la santé de la population » affirme le décret présenté en conseil des ministres. Compte tenu de

« la tension hospitalière proche de 80 % »

en Guadeloupe et avec un taux d’incidence de 1820 en hausse de 549 % sur les sept derniers jours, l’état d’urgence sanitaire a été décrété ce mercredi 4 janvier.

Pas d’autres solutions

Pour Victoire Jasmin, c’est une solution parmi d’autres, « car on n’a pas beaucoup d’autres solutions avec l’arrivée du variant Omicron beaucoup plus contagieux, et pour éviter de revivre ce qui s’est passé en août dernier où le covid-19 a fauché 800 vies ».

 

 

 

 

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